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IL A ANNONCÉ LA FAILLITE IMMINENTE DE L'ALGÉRIE

La "fake news" de Makri

«Le candidat du MSP en 2019 ne jouera pas le rôle d'un candidat-lièvre.»

Relayant des informations «sûres» qu'il dit détenir, Abderrezak Makri a affirmé, hier, lors d'un point de presse animé au siège de son parti, que «le gouvernement algérien recourra inévitablement à l'endettement extérieur». «Il y a une nouvelle orientation dans ce sens. Le gouvernement qui va vers cette direction n'a pas vraiment le choix et n'a pas d'autre solution face à la crise. Le financement non conventionnel, qui peut être utilisé pour résoudre certains problèmes comme la dette publique interne, ne peut pas constituer une solution au problème majeur lié au financement des importations», croit savoir le patron du MSP. Quel niveau de crédibilité a sa source? On ne le saura jamais.
Sur sa lancée, il dit avoir entendu le ministre du Commerce, déclarer que «l'Algérie n'aura plus de quoi payer ses importations de blé dans 3 ans, autrement dit, quand la fonte des réserves de changes sera complète». Interrogé s'il briguera un deuxième mandat à la tête du Mouvement, Makri n'a ni confirmé ni infirmé cette option, en se contentant de répondre qu' «il se prononcera dans deux ou trois semaines sur cette question». Dans ce contexte, il a indiqué que «l'annonce des candidatures et le lancement de la campagne électorale, débuteront après l'adoption par le conseil consultatif, lors de sa session du vendredi prochain, de la nouvelle proposition du bureau national relative aux conditions de candidature à la présidence du mouvement en perspective du 7e congrès du parti». Le conseil consultatif devait également débattre et valider les documents qui seront présentés au congrès. A propos de l'élection présidentielle de 2019, il a estimé que «le candidat du MSP ne jouera jamais le rôle d'un candidat- lièvre pour conférer de la crédibilité à cette compétition». Toutefois, poursuit-il «la position politique du mouvement sera définie par les conditions entourant cette échéance politique». En tout cas, souligne-t-il «la candidature du MSP se fera dans le cadre de sa vision politique». Dans cet ordre d'idées, il a rappelé que «dans le cadre des résolutions et orientations du 5e congrès du parti, le mouvement a présenté trois propositions de sortie de crise multidimensionnelle». Il s'agit, a-t-il poursuivi, «de contraindre le pouvoir à s'asseoir autour de la table avec toute la classe politique pour trouver une solution consensuelle à la crise qui secoue le pays».
Cette vision est exprimée à travers «le pacte des réformes politiques», lancé au nom du mouvement en 2013, «l'appel à une transition démocratique négociée entre l'opposition et le pouvoir», contenue dans la plate-forme de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (Cltd), et le récent «appel au consensus». Pour Makri, «le prochain président de la République héritera d'une situation très difficile, qui appelle à un consensus avec tous les Algériens pour surmonter la pente raide». D'autre part, il a indiqué que «la recherche de la fusion avec d'autres formations poches du MSP est dictée par des résolutions du 5e congrès». Ce projet d'union ou d'alliances sera relancé une fois que tous ces partis islamistes concernés auront tenu leurs congrès respectifs. Par ailleurs, malgré l'insistance des journalistes, le président de la commission de préparation du congrès, Aboubakr Kadouda qui a animé de son côté une conférence de presse, a nié l'existence de conflits ou d'une quelconque tension, opposant les partisans de Bouguerra Soltani aux adeptes de Makri, autour des préparatifs du congrès et de la vision politique du MSP. L'ex-président du majlis echoura a tout juste reconnu l'existence d'un débat non pas houleux, mais «vif». Il a indiqué que «le mouvement n'a jamais interdit à ses militants et cadres de critiquer le président du parti». Enfin, en dépit de ses attaques et des déclarations incendiaires sur les médias contre la direction actuelle, «aucun responsable ni instance du parti n'a présenté le cas de Bouguerra Soltani devant la commission de discipline», est-il noté.

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