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Clasico

Le Real fait plier le Barça

Après une première période aussi relevée qu'équilibrée, le Real, plus cynique et réaliste, a su prendre le dessus sur une formation barcelonaise encore trop fragile et naïve sur ses bases arrières (3-1).

Derrière sa barbe rousse, cet homme-là doit sourire. Il a encore réussi son coup. Avec malice, mais dans les règles. Clément Lenglet est tombé dans le panneau. Un maillot tiré du Français,puis un penalty obtenu auront suffi à Ramos pour changer le sens d'un Clásico jusqu'ici très équilibré. Le Real n'aura pas brillé en seconde mi-temps, mais ça, la Maison-Blanche s'en cogne: battus par le Shakhtar en milieu de semaine, les Madrilènes et Zinédine Zidane ont repris leur marche en avant. On nous l'avait dit et répété toute la semaine: cette fois-ci, le Clásico avait rétréci, victime des états de forme déficients des deux mastodontes du football ibérique. Sauf que Karim Benzema aime voir les choses en grand et redimensionne sans attendre l'évènement: dès la 5e minute de jeu, le Français fixe l'axe central blaugrana et transmet à Valverde, qui assassine Neto dans la surface d'un tir puissamment croisé. Le message est du genre limpide: un grand cru ne se transforme pas en un clin d'oeil en vin à tacher les nappes, et ce match-là va décoller vite, très vite, vers les hauteurs auxquelles il nous a habitués. Messi, diabolique à chacun de ses touchers de balle, en fait trois minutes plus tard une édifiante démonstration. L'Argentin trouve parfaitement Alba en profondeur, dont le centre pour Fati permet au Barça d'égaliser. La danse est lancée et elle s'annonce aussi furieuse que jouissive: Messi valse à coups de crochets, Casemiro tente des pogos improvisés à chaque fois qu'un Catalan se rapproche de sa surface et Valverde électrise le milieu de terrain comme un guitariste jeté dans la fosse d'un concert de rock. Savoureux pour les yeux, même s'il n'y aura plus davantage de pion à croquer avant la mi-temps. Manque de pot: si étincelant avant la pause, le spectacle vibre d'une lumière plus ténue ensuite. Le Real laisse bien quelques espaces derrière, mais Fati, Pedri et compagnie s'emmêlent à chaque fois les pinceaux dans le dernier geste. Pas fou, ce vieux renard de Sergio Ramos a flairé la bonne affaire. Le vétéran promène son museau dans la surface adverse et laisse Lenglet lui choper bêtement le maillot sur coup de pied arrêté. Penalty. Le capitaine madrilène transforme, et le Real peut se replier derrière, en hérissant ses défenses façon porc-épic. L'animal madrilène est du genre coriace, et le chasseur catalan n'a dès lors plus les armes pour lui faire la peau. Modriæ n'a alors plus qu'à profiter d'une sortie hasardeuse de Neto, pour essuyer l'assiette en fin de match. Zinédine Zidane, lui, peut pouffer de bonheur sur son banc de touche: son Real se rassure et s'empare temporairement de la première place de la Liga.

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