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OMAR GATLATOU SALUÉ À ALGER APRÈS 40 ANS

15 films algériens restaurés et numérisés

Le Seconde étape actée par le ministère de la Culture est la restitution des archives algériennes de l'étranger pour sauvegarder notre mémoire cinématographiques, a-t-on annoncé.

La salle El Mouggar a abrité mardi dernier une cérémonie devant annoncer officiellement l'opération de restauration et de numération par le Cnca (Centre national de la cinématographie et de l'audiovisuel) de 15 films des plus emblématiques du cinéma algérien. Entamée en 2012 par le Centre national du cinéma et de l'audiovisuel (Cnca), cette opération de restauration et de numérisation des bobines 35mm vers le format DCP (Digital cinéma package), permet une exploitation de ces oeuvres dans des conditions optimales, tout en en garantissant la conservation. Ces films sont Zone interdite d'Ahmed Lallem, Patrouille à l'est de Amar Laskri, Les vacances de l'inspecteur Tahar de Moussa Haddad, Les hors-la-loi de Tewfik Farès, Beni Hendel de Lamine Merbah, Les aventures d'un héros de Merzak Allouache, Leila et les autres de Sid Ali Mazif, Le Vent du sud de Mohamed Slim Riad, La Citadelle de Mohamed Chouikh, L'Opium et le bâton d'Ahmed Rachedi, L'Evasion de Hassen Terro, L'Aube des damnés de Ahmed Rachedi, Hassen Terro de Lakhdar Hamina, et enfin Omar Gatlato de Merzak Allouache, un film qui date de 1977 et dont la projection a eu lieu en présence de ses acteurs principaux dont Boualem Bennani et Aziz Dega. Un film qui, à son époque, constituera une véritable rupture sur le plan cinématographique avec ce qui se faisait au temps du socialisme triomphant qui célébrait la gloire des luttes pour l'indépendance de l'Algérie et des moudjahidine au cinéma. Pour annoncer donc solennellement cette opération entamée par le ministère de la Culture, le directeur du Cnca a dans son allocution de bienvenue fait remarquer que «ces films ont été choisis parmi ceux qui ont marqué l'histoire du 7ème art algérien. D'autres films feront l'objet de la même opération prochainement» et de rappeler combien le cinéma algérien a été important dans le combat contre le colonialisme et continue à contribuer à sensibiliser l'opinion publique sur les sujets et préoccupations de la société. «Restaurer ces copies et les enregistrer avec des moyens plus sophistiqués n'est pas seulement une tentative de sauver ces films, mais surtout de pérenniser ce riche patrimoine et le sauvegarder, car ces images constituent notre histoire, son passé et son avenir qui doivent se refléter sur le miroir du monde», a-t-il indiqué. Prenant la parole, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi dira:«On compte poursuivre cette opération et capitaliser cette richesse cinématographique. C'est être à jour avec les moyens technologiques. Ce travail de restauration et de numération permettra à ces films de naître à nouveau. J'entends les films réalisés dans les années 1960, 1970 et certains dans les années 1980. On facilitera aussi la tâche aux réalisateurs qui voudraient continuer à réaliser en 53 mm.» A propos du film Omar gatlatou, il dira qu'il avait rompu avec la tradition de l'époque, qui consistait à produire des films sur la guerre d'Algérie car on en avait besoin. «On se doit encore s'en féliciter tout en étant à la page du mouvement social du peuple algérien» et de parler de l'audace et du courage de Merzak Allouache qui «a voulu par ce film dépasser son temps et marquer un tournant dans le cinéma algérien» et d'ajouter: «La seconde étape qui suivra est la restitution des archives cinématographies algériennes qui se trouvent à l'étranger. Car nous avons besoin de notre mémoire, c'est un droit pour les Algériens, dans le respect des échanges et la bonne entente avec ces pays. Mon espoir est que la nouvelle génération puisse regarder ces films dans de nouvelles conditions techniques meilleures que les précédentes.» Ahmed Bedjaoui, nouveau directeur du Fdatic, soulignera pour sa part: «Le public a besoin de qualité à l'instar du reste des pays dans le monde.» Et de saluer l'effort perpétuel d'Ahmed Rachedi de perdurer et continuer à faire des films. «La problématique de la restauration s'est toujours posée. Une copie tournée en 35 mm dure 50 ans et celle en DCP, 20 ans. Mais un pays sans mémoire visuelle n'a pas d'avenir.» Ahmed Bedjaoui relèvera environ 130 films qui seront transférés en DCP.Omar Gatlato avait créé une révolution. C'est le premier qui verra l'acteur principal s'adresser au public dans le film, non pas Saturday night fever. Le film dresse le portrait d'un homme entre deux générations et j'espère que la nouvelle génération saura faire des films encore plus forts», a-t-il estimé. Enfin, il est bon à savoir que les 15 films restaurés ont été sous-titrés en français, anglais et espagnol. Ils seront disponibles sur d'autres supports afin d'en faciliter la diffusion en salle et à la télévision. Ces 15 premiers films numérisés seront projetés à Alger durant le mois de Ramadhan.

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