L'Expression

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Les candidats à la rupture

Le divorce demeure, de nos jours, le principal fléau ravageur des foyers, montés douloureusement par de jeunes couples...

Or, cette fois- ci, le malentendu ne provient pas du tout, de jeunes mariés, mais, de deux très jeunes personnes qui se sont aimées, fait un choix, unies pour le meilleur et pour le pire, il y a de cela trente-trois ans.
Et pour une curiosité, c'en était une! Le président de la section «affaires familiales» du tribunal, était pressé, d'appeler à la barre, Hamida. G. Et Abdessamad. L. deux très chauds et décidés candidats à la définitive séparation, et dont l'union, qui aura duré trente-deux ans, avant une brusque, et surtout, dramatique tournure des évènements, menant droit vers une inéluctable rupture. Le magistrat était, à la limite, embarrassé d'avoir sur les bras un tel dossier, vu la complexité de juger l'affaire n° 41, relative à un divorce à l'amiable. Mais, ce n'était pas facile... Etant donné que cette décision de faire, était née à la suite de nombreux problèmes liés au sort de l'unique fille, âgée de trente ans, qui ne voulait pas du tout de cette rupture. Elle le fera savoir lorsque le juge lui avait posé, à titre indicatif, une sensible question relative au divorce de ses parents.
Elle fit part sans crainte, ni honte, de ses sentiments: «Monsieur le juge; mes parents ici présents n'ont finalement pas, de coeur. Je m'explique: j'ai attendu assez longtemps, pour que quelqu'un de bien, vienne frapper à la porte, et me demander en mariage. Vingt-neuf ans après, étant infirmière, très appréciée à l'hôpital, Abdelouadoud. R. un collègue a cru trouver en moi l'âme soeur.
Mais voilà, les problèmes créées de toutes pièces, par papa et maman, allaient m'empêcher de fonder un foyer. Je leur ai demandé un peu de temps, seulement.»
-- Alors, commençons par ordre. Vous êtes bien dd'accord?» lança le président, qui poursuivit: «Donnez moi le feuillet dûment contresigné par vous deux, contenant votre séparation à l'amiable, voulez-vous?» Les deux époux se regardent puis l'homme dit, entre les mâchoires: «Quel feuillet? On ne nous a rien dit au guichet unique, à ce propos!»
-- Et alors, que croyez-vous? Ce nn'est pas une partie de jeux de hasard!»
-- Monsieur le président, Sérine. M. A aujourdd'hui vingt- neuf ans. Vous pouvez l'entendre, et lui demander ses sentiments. Vous serez surpris par ses réponses. Vous constaterez avec qui elle aimerait, le mieux, vivre! Tentez l'expérience, et vous gagnerez plus de temps, que vous ne le croyiez, car, toutes les réponses verseront sur le choix de la raison, et du coeur, monsieur le juge, je vous le jure sur mon honneur.»
Le président reste de glace, ne dit plus rien, et passe à la dame. Le mari et père, hausse les épaules, sa comédie n'ayant certainement pas marché. «De toutes les façons, ce n'est pas un procès, où la fille, par ailleurs, majeure, est partie prenante.»,balbutie le président qui reprend dans la foulée: «Passons si vous le voulez bien aux débats qui nous intéressent: le divorce!»
Devant une telle situation, un fait qui n'arrange pas le juge, fit que les futurs divorcés se regardaient, soit, en chiens de faïence, soit en se fixant, plus que méchamment! À la reprise, le juge retrouve sa bonhommie, et sa joie de bosser, ou si vous voulez bien, sa joie de rendre sereinement justice. Le juge, décidément en grande forme, en regardant le brigadier. Madame avance de chauds arguments, et donne l'impression d'avoir vécu des moments déchirants avec un homme apparemment doux, et sans histoire. «Ecoutez monsieur le président: je vous assure, que j'ai vécu trente- deux ans infernaux, et insupportables. C'est maintenant, le moment pour Serine, notre fille, et moi, de vivre complètement, heureux.» La dame s'effondre alors en larmes, qu'elle avait gardées, depuis des lustres. Les magistrats se lancèrent d'éloquents regards complices, comme pour annoncer la fin de ce dramatique feuilleton.
Tout le monde avait su à ce moment là, que s'en était fini pour les deux femmes, avec cette vie noire, noire, noire...

De Quoi j'me Mêle

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