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Euro-2021

Wembley tient sa finale royale

«Nazionale» contre «Three Lions», sélection renaissante contre pays-hôte, Italie contre Angleterre! Londres tient la finale royale dont elle rêvait, dimanche, avec deux sérieux prétendants au trône, mais une seule couronne de champion d'Europe de football. Déjà incandescent, mercredi soir, pour la victoire des Anglais face au Danemark (2-1 après prolongation), le mythique stade de Wembley est prêt à retomber en fusion pour ses «héros», qui rêvent de leur premier titre majeur depuis le Mondial-1966, et de succéder au Portugal, vainqueur de l'Euro-2016. La presse anglaise peine à trouver de nouveaux superlatifs, jeudi matin, pour qualifier ses «rugissants Three Lions», comme le souligne le tabloïd The Sun. Le Telegraph préfère titrer sur les «History boys» («garçons pour l'histoire»), et une formule revient en grosses lettres chez tous les marc hands de journaux londoniens: «FINALLY». «Enfin»! C'est en effet le soulagement qui prédomine chez les supporters de l'Angleterre, dont seuls les plus âgés peuvent se rappeler de la dernière et seule finale de leur sélection nationale, il y a 55 ans en Coupe du monde. Une éternité. «Quelle opportunité ce sera que de disputer une première finale d'Euro!», s'enthousiasme le capitaine et buteur décisif en demi-finale, Harry Kane. «Je crois que ça va être une finale épique, historique des deux côtés», a lui estimé l'Italien Marco Verratti. Les Anglais disposeront pour cela d'un stade acquis à leur cause, de plus de 60 000 spectateurs enflammés, probablement «la plus grande foule rassemblée pour un évènement sportif depuis plus de 15 mois au Royaume-Uni», comme le promettait le gouvernement britannique, ces derniers jours. La jauge, augmentée à l'occasion des demies et de la finale, a déjà atteint 64 950 spectateurs mercredi, selon l'UEFA. Et si les effusions de joie ont souvent rappelé le «football d'avant» la pandémie, un tel regroupement reste un motif d'inquiétude pour nombre de responsables européens, par rapport à la flambée des cas de Covid-19 dus au virulent variant Delta (près de 30 000 par jour sur la semaine écoulée au R oyaume-Uni). D'autant qu'un «autotest» négatif, uniquement déclaratif, peut suffire aux détenteurs de billets pour entrer dans l'enceinte, et qu'à l'intérieur, le port du masque est très loin d'être respecté... Une étude publiée, jeudi dernier, montre que les cas positifs ont plus souvent concerné des hommes que des femmes en Angleterre, les auteurs suggérant un lien avec l'Euro et les nombreux rassemblements en intérieur (pubs, domiciles...) qu'il provoque. Les fans anglais ne seront pas seuls, car plusieurs milliers d'Italiens résidant au Royaume-Uni ou en Irlande pourront se procurer des places, tout comme au moins 1000 supporters en provenance d'Italie, via un corridor sanitaire très strict, qui ne les dispensera pas de quarantaine au retour. Cela promet en tout cas une chaude ambiance, car la «Nazionale», victorieuse de l'Espagne aux tirs au but mardi (1-1, 4-2 aux TAB), voudra effacer le mauvais souvenir de sa dernière finale, en 2012, contre l'Espagne (défaite 4-0).

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