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Conflit Amara - membres du Bureau fédéral

L'épisode de trop!

Cela se passe, au risque de le répéter, au moment où le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderezak Sebgag, observe un silence radio frappant.

Le bras de fer au sein du Bureau fédéral de la Fédération algérienne de football continue. Et ce sont les deux membres suspendus par le président (démissionnaire depuis le 31 mars, ndlr) Charaf-Eddine Amara, à savoir Mouldi Aïssaoui et Amar Bahloul, qui montent au créneau. Suspendus «à titre conservatoire» par Amara «pour non-respect de l'obligation statutaire de réserve», les deux hommes ont saisi le tribunal d'Alger de sport (TAS), estimant que leur suspension est «anti-réglementaire», car émanant d'un président «démissionnaire».
Lundi, le TAS a informé Aïssaoui et Bahloul, ainsi que l'instance fédérale que la première séance dans le cadre de cette affaire est programmée pour le lundi 23 mai. Les parties en conflit, surtout la FAF, sont appelées à préparer leur défense.
Amara avait, lors d'une séance extraordinaire du Bureau fédéral, annoncé sa démission, et cette dernière a été actée par le BF. Deux jours plus tard, il est revenu aux commandes en indiquant que son départ doit passer d'abord par l'assemblée générale, ce qui est faux et anti-statutaire. Après la décision du TAS de convoquer les deux parties pour lundi prochain, Amara fait une nouvelle contre-attaque en direction de Bahloul et Aïssaoui. En effet, ceux-ci ont été convoqués, respectivement les 25 et 26 mai prochains, pour se présenter devant la commission fédérale de l'éthique, dans le cadre de la même affaire. Nouvelle décision anti-statutaire? C'est bel et bien le cas, puisqu'en parcourant le Code de l'éthique dans son article 15, il est mentionné que «les personnes auxquelles s'applique le présent code sont tenues d'informer le secrétariat général de la Fédération algérienne de football de toute infraction à ses dispositions.
Ils sont tenus également de lui fournir tous les éclaircissements relatifs aux faits ou aux infractions et présenter les documents y afférant afin d'être examinés par le Bureau fédéral, lequel devra décider d'en référer au président de la chambre d'instruction ou directement à la chambre d'accusation après réunion des documents et de tout ce qui est lié aux faits s'il estime qu'ils sont clairs et suffisants, sous forme d'un rapport de notification des faits.»
Or, le Bureau fédéral, lors de sa dernière réunion tenue avec trois membres «clandestins», à savoir Rachid Oukali, Djilali Touil et Yacine Benhamza, n'a pas traité le sujet. Et à présent, ce même Bureau ne peut plus siéger, puisqu'il ne contient que 5 membres, contrairement aux dispositions du décret 14-330, exigeant que les membres d'un BF soient au nombre de 7 au minimum.
Entre-temps, un dossier encore plus complexe reste en stand-by. Il s'agit, en effet, de ce qui a été appelé «affaire Hammoum - Bichari», lorsque le premier, lors d'un dîner qu'il a lui-même organisé, avait accusé le second de tremper dans la corruption et arrangements de résultats de matchs à la faveur de manipulation d'arbitres. Le département intégrité de la FAF a remis les résultats de l'enquête à temps à Amara, mais celui-ci les gardent toujours quelque part dans son tiroir.
À vrai dire, le P-DG du groupe Madar-Holding n'agit pas par ordre de priorité, mais par règlement de comptes.
Cela se passe, au risque de le répéter, au moment où le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abderezak Sebgag, observe un silence radio frappant, laissant Amara agir comme bon lui semble et reléguant les statuts, lois et décrets exécutifs au second plan. Le carnaval continue!

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