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L’été 2021 et ses grand défis

Où et comment passer ses vacances?

C’est un dossier impressionnant qui se présente devant le nouveau premier responsable du département ministériel en charge du tourisme.

Où que l'on jette son regard, la mission semble titanesque. L'investissement, la gestion des ZET, la formation des personnels, la promotion, la communication, l'implication des autres secteurs concernés directement ou indirectement... Rien ne semble fonctionner au mieux et encore moins donner des résultats probants. Et aucun pan de l'activité du secteur ne semble échapper aux critiques ou aux contestations de toutes sortes.
La survenance et la persistance de la Covid-19, cette terrible et destructrice pandémie, viennent corser un peu plus les choses.
Le bien-être du citoyen est la finalité de tous les gouvernants et les activités liées au tourisme en sont les premières pourvoyeuses. Mais, nombreux sont les Algériens dont l'espoir d'une vie meilleure est rythmé par la montée et la baisse des prix des hydrocarbures. Une quiétude durable et collective ne pouvant venir que d'autres ressources aux richesses inépuisables. Comme le tourisme.
La saison estivale est la première référence pour évaluer la situation et les efforts faits. Et la question est simple. Où passent les Algériens leurs vacances? Un grand nombre opte pour l'étranger pour une histoire de tarifs plus avantageux et une quiétude plus assurée. Pour ceux qui restent en Algérie, le nombre de personnes satisfaites, à la clôture de la saison estivale, demeure résiduel. Et rien ne semble venir remettre en cause cet ordre des choses bien en place depuis de nombreuses années. L'impossibilité de passer des vacances de qualité chez soi avec les meilleurs prix et dans les meilleures qualités de séjour est le premier aveu d'échec du secteur. La fermeture des frontières internationales en raison des restrictions liées au Covid-19, rendra plus complexe l'aspiration aux vacances estivales en raison de l'augmentation de la demande pour des séjours en Algérie et la diminution de l'offre en raison de la mobilisation de nombreux établissements hôteliers au profit des opérations de confinement.
L'autre moyen de s'assurer de la viabilité du secteur est celui de l'état du réceptif international. Et là encore, c'est un aveu d'échec. Seule une proportion de 40% des 2,5 millions d'entrées touristiques viennent réellement faire du tourisme sous toutes ses formes (affaires où détente et loisirs) et donc synonymes de rentrées de devises. Réfréner l'élan des Algériens à passer leurs vacances à l'étranger est un challenge difficile à relever. Tant les offres, ailleurs, sont de meilleure qualité et de prix plus avantageux. Et tant l'offre nationale est loin des standards internationaux, voire rébarbative en tous points de vue. Hygiène, quiétude, prestations, animation, environnement...
Ce seront alors des millions d'euros qui iront s'évaporer ailleurs. Une véritable aubaine pour les pays récepteurs et une saignée pour les Algériens.
L'autre défi à relever et qui contribuerait à faire du tourisme une alternative aux hydrocarbures serait de faire venir, en grand nombre, des touristes en Algérie. Et là, la mission n'est pas moins difficile ni moins complexe. Tant l'offre touristique nationale demeure incapable de soutenir la concurrence internationale car peu attractive, et tant le travail, en amont, de la promotion touristique à l'international demeure de peu d'envergure, au regard de la qualité des présences aux Salons internationaux du tourisme et des budgets dérisoires mobilisés à cet effet.
Parce que toute la question est là. Faire du tourisme une alternative au développement par les hydrocarbures, c'est éviter de faire sortir des devises en réfrénant les départs massifs des Algériens à l'étranger et faire venir des étrangers pour engranger des recettes en devises pour renflouer les caisses de l'Etat. Le reste n'est qu'une vue de l'esprit. Faire du tourisme une alternative aux hydrocarbures n'est pas une mission impossible malgré les nombreuses difficultés réelles et de tous ordres. Mais elle n'est pas non plus facile et elle requiert la mobilisation de tous. Des compétences nationales, anciennes et nouvelles et des compétences étrangères dont l'expérience et l'expertise ne manqueront pas de faire trouver au tourisme algérien son chemin et lui faire jouer pleinement sa mission.

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