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Béjaïa

On passe les examens blancs

Après plusieurs semaines d'école buissonnière, les élèves des classes d'examen retrouvent leurs établissements.

Les élèves de la classe terminale, des collèges ainsi que ceux de la cinquième année primaire ont repris le chemin des établissements scolaires pour subir les épreuves des examens blancs.
Un rendez-vous important dans le processus scolaire des élèves car ces examens dits blancs interviennent quelques jours seulement avant les examens officiels. Pendant toute une semaine, les élèves auront un avant-goût de ce qui les attend lors des examens officiels. C’est en quelque sorte une répétition générale pour les milliers de lycéens et de collégiens qui passeront le BEM et le baccalauréat en juin 2024. Tout est mis en place pour assurer le succès de cet examen, qui se déroulera comme un examen officiel.
Les candidats des filières scientifiques, mathématiques, techniques et de gestion auront des épreuves s’étendant sur cinq jours, tandis que les littéraires en auront quatre.
Depuis hier les élèves, notamment les lycéens retrouvent leurs établissements qu’ils ont désertés depuis le mois de Ramadhan pour une école parallèle. L’école « parallèle » se développe allègrement à l’ombre et au détriment d’une école publique qui n’arrive pas à intéresser, à captiver et à retenir les apprenants, en dépit des moyens colossaux mobilisés. Amer constat, problématique qui ne tolère aucune apathie et qui appelle une mobilisation de tout un chacun pour endiguer le phénomène d’absentéisme qui affecte ostensiblement les performances scolaires de nos élèves.
La discipline est mère de la réussite mais pas dans tous les établissements. Avec le consentement des parents, à l’évidence, «nos apprenants basculent dans leur préparation de l’examen vers les cours de soutien à domicile, parfois dans des locaux de fortune, les réseaux sociaux, les sessions de formation (sous forme de « conférences magistrales » dans des salles archicombles) », ajoute notre interlocuteur.
Les élèves, plus particulièrement ceux des classes terminales, quittent l’école formelle, à tort assurément, à la recherche d’un enseignement conforme à leur rythme de vie et « efficace » pour leur garantir la réussite à l’examen...
« Ce qui se passe est inquiétant, révoltant. Nous devons prendre les choses au sérieux», déplore-t-il avant de proposer un débat pour dégager des solutions idoines pour endiguer ce phénomène d’absentéisme et développer un sentiment d’appartenance à l’école chez les enfants.
«L’enseignement parallèle qui renvoie aux cours payants ne saurait induire une quelconque plus-value pédagogique s’il n’est pas conçu et codifié comme appoint dont l’objectif est d’aider les enfants à réussir dans l’enseignement formel. »
Aux responsables du secteur de décider de l’engagement de ce débat, rendu nécessaire si on considère le développement exponentiel des cours de soutien dans des lieux qui ne répondent à aucune condition scolaire.

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