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Sit-in devant le siège de la wilaya de Béjaïa

Les bénéficiaires de l’Aadl en colère

Le nouveau pôle urbain d’Ighzer Ouzarif, de 16.000 logements, toutes formules confondues, souffre du manque du minimum vital pour une vie décente.

Quelques dizaines de personnes, sur les 3 016 bénéficiaires des logements promotionnels de type Aadl, ont pris part, hier, au rassemblement initié par l'association «Amel» devant le siège de la wilaya. Ce peu d'engouement constaté, par rapport au précédent rassemblement initié par un autre collectif s'explique par les tiraillements qui minent cette ancienne association.
Ces quelques dizaines de participants ont, néanmoins, posé des problèmes liés au cadre de vie au niveau de ce pôle urbain dont la réalisation a traîné des années durant, pour être livré ensuite, hâtivement, en juin, avec de nombreuses insuffisances qui ne permettent guère un cadre de vie normal.
Sans salle de soins, encore moins de bureau de poste ni CEM ni lycée, les habitants de ce nouveau pôle urbain se demandent: qu'ont-ils fait pour mériter ce sort, à la veille de la rentrée sociale? Si certains ont déjà déménagé et inscrit leurs enfants dans les plus proches établissements scolaires, à savoir le chef- lieu de la commune de Oued Ghir, d'autres sont dans l'expectative.
Sans réseaux téléphoniques et Internet ni transport, avec un aménagement urbain fait à la hâte non encore achevé, le site d'Ighzar Ouzarif n'est franchement pas un cadre de vie. La livraison des logements, érigés au pôle d'Ighzar Ouzarif, dans la commune de Oued Ghir, à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Béjaïa, pose un problème d'équipements publics, qui n'ont pas suivi la réalisation de ces unités de logements, qui, au demeurant, a duré plus de 18 ans, pour certains programmes et moins de 10 ans pour d'autres.
Le nouveau pôle urbain d'Ighzar Ouzarif, de 16 000 logements, toutes formules confondues, souffre du manque du minimum vital pour une vie décente.
La joie d'occuper, enfin, son logement tant attendu, aura été de courte durée puisque à peine les clés reçues que d'autres problèmes ont surgi.
Le manque flagrant d'équipements publics, de téléphone, d'Internet et de transport, désenchante tous les nouveaux habitants. Ils l'ont fait savoir au nouveau locataire du siège de la wilaya qui avait, la semaine dernière, choisi d'opérer sa première sortie sur ce site. Hier, il a été de nouveau interpellé pour les mêmes motifs qui lui ont été présentés lors de sa visite.
C'est le troisième mouvement de protestation initié devant le siège de la wilaya depuis son installation. C'est dire la pression que subit le nouveau chef de l'exécutif de la wilaya, sans compter les trois fermetures de routes intervenues, également, depuis son arrivée.

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