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Fermeture des frontières, situation épidémiologique et vaccination

Le recadrage de Tebboune

Abdelmadjid Tebboune a mis en avant la réussite de la stratégie algérienne qui a permis aux citoyens de retrouver une vie presque normale. Toutefois, il n’écarte pas un nouveau tour de vis…

«Si nous avons fermé les frontières, ce n'est pas pour sanctionner la population, mais pour la protéger.» C'est avec cette phrase lourde de sens que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a répondu aux critiques par rapport à cette mesure draconienne qu'il a décidée en mars 2020, dès l'apparition des premiers cas de coronavirus en Algérie.
En effet, le chef de l'État qui a accordé une interview à l'hebdomadaire français Le Point, a tenu à remettre les pendules à l'heure quant à la gestion algérienne de cette pandémie mondiale. Le premier magistrat a mis en avant la réussite de la stratégie algérienne par une stabilité de la situation sanitaire qui a permis aux citoyens de retrouver une vie presque normale, et ce depuis plusieurs mois. «Aujourd'hui, nous recensons environ 200 cas par jour, alors que des pays plus développés en sont à 20.000, voire 30.000 cas par jour», a-t-il mis en avant.
Des résultats chiffrés qui ont été obtenus par la prise, très tôt, de mesures strictes, critiquées à l'époque, mais qui ont fini par être adoptées par beaucoup d'autres pays.
Dans ce sens, le président Tebboune rappelle que «l'Algérie a été le premier pays à imposer les tests dans ses aéroports, à fermer les crèches, les écoles, les mosquées, à interdire le public dans les stades».
Il soutient que le maintien de la fermeture des frontières, durant plus d'un an et demi, a été déterminant dans ce succès. Le président de la République s'est réjoui que le pays ait pu rouvrir partiellement ses frontières en ce début de mois de juin. Néanmoins, il précise que le virus est «toujours là et à tout moment, les chiffres peuvent remonter». «Si cela arrive, les Algériens nous en voudront d'avoir commencé à rouvrir les frontières», a-t-il précisé, n'écartant pas une nouvelle fermeture si une troisième vague de Covid-19 venait à frapper le pays.«Si la situation se dégrade, nous refermerons à nouveau les frontières», avertit-il, assurant que toutes les décisions à ce sujet sont dictées par le Comité scientifique de suivi et d'évolution de la pandémie de Covid-19. Abdelmadjid Tebboune enchaîne en soutenant que la santé des Algériens était au-dessus de toutes autres considérations. «Les protéger est notre seule préoccupation», a-t-il insisté.
Au passage, le chef de l'État rappelle que malgré cette fermeture, l'Algérie n'a pas abandonné ses enfants. «Un peu plus de 80.000 Algériens ont été rapatriés et ce, aux frais de l'État», soutient-il. «Aucun pays ne l'a fait, cela il ne faut pas l'oublier», a-t-il rétorqué.
Le premier magistrat du pays a aussi voulu faire taire les critiques quant à la campagne de vaccination. C'est ainsi qu'il rappelle que l'Algérie a été l'un des premiers pays d'Afrique à l'avoir lancée. «On a commencé à vacciner en janvier avant presque tous les pays africains», indique-t-il. Pour Tebboune, il n'y a plus de problème de disponibilité de vaccins mais une «hésitation» de la population à se faire vacciner. «Les vaccins sont là pour ceux qui en font la demande», assure-t-il, rappelant que le contexte algérien faisait que les citoyens hésitent à aller dans les centres de vaccination.
«Le fait que l'Algérie ait été relativement peu impactée dissuadent les gens d'aller se faire vacciner», estime-t-il.
Pour le président de la République, le rythme de la vaccination suit donc le bon vouloir des Algériens. «Nous ne voulons pas l'imposer, mais nous allons lancer de grandes campagnes de sensibilisation», a-t-il annoncé, non sans rassurer, encore une fois, sur la disponibilité de ces vaccins et les moyens mis en place pour leur acquisition.
Tebboune, qui peut se targuer d'une situation sanitaire que beaucoup de pays nous envient, a donc mis les points sur les «i».
C'est le recadrage du président...

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