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Béjaïa

La protesta citoyenne

L'attribution des logements sociaux et la dégradation du cadre de vie sont à l'origine de deux actions musclées.

Le fléau des fermetures des routes refait surface en ce début de semaine causant d'énormes désagréments aux usagers des RN 12 et 26, contraints comme à l'accoutumée à des détours périlleux sous un soleil de plomb pour rejoindre leurs destinations. Célèbre par ce fléau, la wilaya de Béjaïa compte ses retards et retombées économiques en pleine saison estivale. «Voici la meilleure manière de souhaiter la bienvenue aux visiteurs de notre région», ironise cet opérateur économique du secteur de l'hôtellerie de Béjaïa.
Pour la deuxième semaine consécutive, les demandeurs de logements sociaux dans la commune d'El-Kseur réinvestissent la rue. Hier encore, ils ont réoccupé la RN 12, afin d'exiger l'affichage de la liste des pré-bénéficiaires des 156 logements sociaux attribués à la commune.
Les habitants de la cité des 130 Logements faisant face à l'unité industrielle de textiles de Remila ont aussi fermé le tronçon routier de la RN26 qui relie la ville de Sidi Aïch à El Kseur. Ils demandent du gaz, de l'électricité et le bitumage des accès de la cité.
La fermeture de ces deux routes nationales RN12 et 26, reliant Béjaïa à Tizi Ouzou et à Bouira, ont contraint les usagers à contourner l'obstacle par la RN 75, un passage cauchemardesque qui vous coûte deux à trois heures de temps pour parcourir 20 km. Une déviation toute aussi périlleuse par la commune de Toudja eu égard à l'état piteux de la chaussée qui, apparemment, n'a pas été refaite des années durant.
Pour revenir aux protestations, les demandeurs de logements sociaux dans la commune d'El Kseur qui ne sont pas à leur première protestation veulent savoir s'ils sont retenus sur cette liste de logements, qui sont affirment-ils «achevés à 100%» et que c'est le chef de daïra et le président de l'APC d'El-Kseur, qui « refusent de les distribuer».
Des membres de la délégation avaient été reçus par l'inspecteur général de la wilaya. La semaine dernière, les mêmes protestataires ont été reçus respectivement par le maire de la ville et le chef de daïra d'El Kseur, qui leur ont expliqué que les «enquêtes n'ont pas été achevées». D'où le non-affichage de la liste des pré-bénéficiaires.
Chez les protestataires, le doute s'est définitivement installé et la protestation n'est pas près de s'arrêter. À Béjaïa, l'attente d'attribution de logements sociaux est pratiquement présente dans toutes les communes de la wilaya, les chefs de daïra et les présidents d'APC concernés temporisent encore sans aucune raison valable.
Redoutent-ils de faire face aux protestations dénonçant les passe-droits? La colère ne cessera pas, d'autant plus qu'aucun programme d'attribution n'est retenu à Béjaïa à l'occasion de la célébration de la fête de l'Indépendance. Même les bénéficiaires de programmes Aadl 1 et 2 doivent encore attendre. Les travaux des VRD traînent encore. Il en est de même pour les sinistrés du dernier séisme qui semblent tomber dans l'oubli.

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