L'Expression

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Abdelwahab Ziani lance un cri de détresse

«Halte à la bureaucratie!»

Le président de la Confédération des industriels et producteurs algériens plaide pour la digitalisation afin de simplifier les procédures.

L'agriculture, l'industrie et les énergies renouvelables constituent le triptyque gagnant de l'Algérie, indique Abdelwahab Ziani, président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (Cipa), sur les ondes de la radio nationale Alger Chaîne 3. le locuteur est revenu sur les préalables permettant à l'Algérie de s'affranchir de sa dépendance aux hydrocarbures. À cet égard, Abdelwahab Ziani dénonce la persistance des blocages administratifs et appelle à alléger les procédures et autres tracasseries administratives afin de permettre aux producteurs nationaux de travailler dans la sérénité et la confiance. «Trêve de chicaneries à ériger devant les investisseurs, auxquels il faut plus d'un mois pour dédouaner un container!» lance-t-il, exacerbé par les longs délais que mettent les intrants pour arriver à destination, dans un contexte économique national et international critique. «Il sera difficile de casser la bureaucratie, l'administration continue de faire de la résistance. Il va falloir dialoguer avec cette administration qui fait encore des blocages», ajoute-t-il tout en enchaînant qu'«il faut aplanir les difficultés devant les chefs d'entreprise afin d'encourager la production nationale», tout en appelant à lever la chape de plomb qui pèse sur les acteurs économiques. Abdelwahab Ziani pointe ainsi du doigt «les lenteurs de l'administration» et leurs corollaires: la perte de temps et d'argent occasionnés aux entreprises. Aussi, plaide-t-il pour «la digitalisation» afin de simplifier les procédures. Un renouveau de l'administration qui passe, selon lui, par l'implication de la jeunesse. «Si on crée aujourd'hui une digitalisation centralisée et généralisée, toutes les entreprises seront obligées de recruter des jeunes dans le domaine informatique et digital», estime le président de la Cipa. Abdelwahab Ziani recommande, néanmoins, de sauver les fleurons de l'industrie nationale, en recourant à la formule du partenariat public-privé. «La relance économique est une volonté du Président, une volonté du patronat, une volonté de tous les opérateurs, il reste maintenant à se frayer un chemin au milieu de la bureaucratie qui freine encore l'élan des entreprises», relève-t-il avant d'exhorter le patronat à parler d'une même voix et à lancer au plus vite des concertations tripartites autour des mécanismes de relance économique, à même de stabiliser le cadre juridique et l'emploi, afin d'élever le niveau de la productivité algérienne. «Aujourd'hui, le Président a fait appel à l'union de tous les chefs d'entreprise, les experts et les institutions, de faire consensus autour de lui et de notre pays, pour élever le niveau de la production nationale et faire face à cette crise qui nous menace au quotidien», constate Abdelwahab Ziani. «La production nationale est actuellement en souffrance», alerte le président de la Cipa. Abdelwahab Ziani appelle également «à engager, au plus vite, des concertations entre le Parlement et le monde de l'entreprise» pour, dit-il, «démontrer qu'il faut une volonté politique et économique, avec la conscience des Algériens». À l'en croire, l'amendement du Code de l'investissement, lancé par le ministère de l'Industrie, doit assurer aux entreprises et aux investisseurs «l'accès aux financements et l'accès aux zones industrielles», dont il faut, selon lui, «ouvrir la création et la gestion au privé afin de créer des synergies entre opérateurs économiques».
Pour Abdelwahab Ziani, le Code de l'investissement doit être promulgué rapidement mais aussi, «il doit être stable pour au moins 5 ans». Plaçant l'intérêt du pays au- dessus de toutes considérations égoïstes, il prône une liberté d'entreprise et d'investissement tout en jugeant que l'acte d'entreprendre doit tenir compte des intérêts de la collectivité, et donc sujet à une certaine surveillance.

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