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Béjaïa

Ça a bouillonné devant la wilaya

Qu’est-ce qui peut expliquer cette multitude de manifestations à répétition à Béjaïa si ce n’est pas une défaillance dans la gouvernance?

La ville de Béjaïa a été rythmée, hier, par au moins quatre manifestations de mécontentement devant le siège de la wilaya. Pacifiquement, les travailleurs affiliés au Snapap, la coordination des associations de la commune d'Amizour, les exploitants de boissons alcoolisées ainsi que les travailleurs d'une entreprise privée, sont venus soulever les revendications beaucoup plus sociales même si des connotations politiques se sont invitées pour la circonstance, notamment des slogans du Hirak.
Les premiers à pointer, hier matin, devant le siège de la wilaya étaient les représentants des associations de la commune d'Amizour, qui sont venus se plaindre du blocage du projet de centre anticancer. En effet, le lancement du chantier lié au projet du Centre régional anticancer (CAC) d'Amizour demeure bloqué par essentiellement la contrainte lié à l'opposition concernant l'installation de la base de vie de l'entreprise Cosider en charge de la réalisation de ce projet. L'assiette devant accueillir cette base de vie est squattée. C'est cette problématique que les associations sont venues dénoncer, hier, interpellant pour la énième fois les pouvoirs publics pour intervenir.
Le CAC d'Amizour a été inscrit en 2008. Avec une capacité de 140 lits, il sera doté d'un important plateau technique, avec dans un premier temps la réalisation d'un seul bloc de radiothérapie pour répondre aux besoins urgents des malades. Le mouvement associatif avait déjà tenu un rassemblement devant le siège de l'association Tudert, sis ex-Sntv à Amizour. Quelques minutes après, c'était au tour des exploitants de boissons alcoolisées, qui se sont mobilisés encore pour réclamer la relance de leurs activités, qui demeurent à l'arrêt malgré la levée du confinement partiel et plus particulièrement depuis le dernier communiqué de la chefferie du gouvernement, qui autorise pratiquement la réouverture de toutes les activités économique exception faite des salles des fêtes. Devant le mutisme des responsables locaux, dont le chef de l'exécutif, une décision a été prise d'ouvrir tous les restaurants, bars et point de vente dès aujourd'hui. Advienne que pourra. Pour leur part les syndicalistes du Snapap sont venus réclamer le respect du droit syndical et la défense des acquis sociaux, des travailleurs. En effet, à l'initiative du Snapap de la wilaya, affilié à la Confédération générale autonome des travailleurs d'Algérie (Cgata), une marche a démarré, hier, à 10h de la Maison de la culture Taos-Amrouche vers le siège de la wilaya. Cette manifestation a été appuyée par une grève générale qui n'a pas été vraiment suivie par les travailleurs du secteur administratif.

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