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Annaba à quelques jours du Ramadhan

Bis repetita

C'est un mois de Ramadhan frugal qui s'annonce pour les ménages au pouvoir d'achat érodé par l'envolée des prix de tous les produits de consommation.

À quelques jours du mois sacré, l'appréhension gagne chaque jour, les habitants d'Annaba, qui se demandent de quoi sera fait le Ramadhan? En effet, rien n'a changé. Du Ramadhan 2020 à celui de 2021, la similitude du constat semble s'inscrire dans le temps et dans l'espace. De la spéculation occasionnée par la crise du coronavirus à celle engendrée par des considérations fiasco-économiques, le Ramadhan ne semble plus être comme avant, tant pour les Annabis que pour leurs concitoyens des autres wilayas du pays. Un fait donnant lieu à un opportunisme démesuré, profitant essentiellement aux mercantilistes. Ces derniers, ont, a priori, eu raison du pouvoir d'achat des ménages, déjà au seuil de la précarité. Il semble que cette année encore, le mois sacré ne sera pas, pour la majorité des ménages à Annaba, comme avant.
La célébration du Ramadhan sera modeste, pour ne pas dire maigre. Les ménages annabis seront contraints à un Ramadhan frugal en raison de l'envol des prix des produits de consommation. Avec leurs revenus qui ont fondu comme neige au soleil, les Annabis n'auront certainement pas droit aux caprices ramadhanesques.
70% des familles devront se passer de certains écarts. Car, au moment où, les pouvoirs de l'Etat, le ministère du Commerce en l'occurrence, annoncent des mesures draconiennes pour stabiliser les prix des produits de consommation, la mercuriale semble faire de la résistance.
Hormis la récurrente pénurie de l'huile de table qui persiste encore à Annaba, ce sont les fruits et légumes qui se font de plus en plus intouchables.
La preuve est que, depuis quelque temps, l'achat au kg n'est plus une option pour les ménages. En scrutant les marchés de la ville d'Annaba, c'est l'achat par unité qui a cédé la place, afin d'assurer les besoins alimentaires de base des familles à Annaba. Quelques-uns apostrophés, nous révèlent: «Cette année, nous allons nous contenter de petites portions à la place des festins d'autrefois.» À l'unanimité, nos interlocuteurs ont confirmé: «Plus rien n'est pareil qu'avant», regrettent-ils. Les uns ont économisé des mois durant en prévision du mois sacré et doivent adapter leurs dépenses pour respecter leur budget.
Les autres ont dû opter pour le gage de leurs bijoux, afin de passer un Ramadhan plus ou moins modeste. Entre les uns et les autres, il y a les familles démunies, dont même le minable couffin du Ramadhan n'est pas en mesure de soutenir leur souffrance. Face à cette érosion du pouvoir d'achat, la hausse des prix à la consommation persiste de plus en plus.
En effet, les prix des différents produits alimentaires de large consommation affichent une augmentation allant entre 2% et 3% à travers les différents espaces de commerces de la wilaya d'Annaba. Cette mercuriale à la courbe ascendante a érodé davantage le pouvoir d'achat des ménages annabis. Situation justifiée par les commerçants mercantilistes, d'une part, le déséquilibre entre l'offre et la demande et d'autre part, par la hausse des prix des produits des fruits et légumes notamment, dans le marché de gros d'El Bouni.
« Les mandataires imposent de plus en plus leur diktat», nous dit-on. D'autres commerçants ont politisé la hausse des prix en arguant de la dévaluation du dinar. Celle-ci n'a pas été sans conséquences, sur la flambée des prix des produits, notamment ceux fabriqués à partir de matières premières importées. Face à ses subterfuges et aux agissements des commerçants indélicats, les contrôleurs de la DCP d'Annaba, ont du mal à contenir des comportements, le moins que l'on puisse qualifier, de désolants. Car, il est important de souligner que la direction du commerce de la wilaya d'Annaba, mène depuis plusieurs semaines, des opérations de contrôles, afin de débusquer les spéculateurs. Or, face aux esprits malveillants, la tâche des brigades de la DCP, s'annonce de plus en plus difficile. En attendant que des solutions concrètes soient mises en place par les acteurs en charge de la préservation du pouvoir d'achat du citoyen, le Ramadhan 2021 sera du copier coller de celui de l'année précédente.

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