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Après l’Afrique du sud, le Lesotho et l’Angola, il s’est rendu au Kenya

Sabri Boukadoum en VRP en Afrique

Les principaux foyers de tension sur le continent africain, notamment les situations en Libye, au Mali et au Sahara occidental, ont été évoqués à chaque escale.

À quoi juger du succès ou de l'échec d'une visite officielle d'un haut responsable d'Etat à l'étranger? À l'accueil des foules, bien sûr. À la longueur du séjour, certainement. Aux contrats signés, sans nul doute. Aux grandes idées lancées, bien évidemment. Les visites officielles du ministre des Affaires étrangères, successivement, en Afrique du Sud, au Lesotho, en Angola et au Kenya, ne laissent plus de place au doute: l'Afrique est au coeur de toutes les attentions de l'Algérie. Des visites à caractère diplomatique. Lors de l'audience que lui a accordée, hier, le président kenyan, Uhuru Kenyatta, le chef de la diplomatie algérienne a saisi cette «opportunité (...) pour réaffirmer la ferme volonté de l'Algérie de renforcer le partenariat entre les deux pays et d'impulser une nouvelle dynamique à la coopération bilatérale», précise un communiqué du ministère. Les deux parties ont également abordé, à l'occasion, les questions régionales et internationales d'intérêt commun, notamment celles liées à la «sécurité et au développement en Afrique». Avec son homologue kenyanne, Raychelle Omamo, le chef de la diplomatie a évoqué, outre les relations bilatérales, les principaux foyers de tension sur le continent africain, notamment en Libye, au Sahara occidental, au Mali et dans les régions du Sahel, du Centre et de la Corne de l'Afrique, tout en relevant «la convergence de leurs positions privilégiant le respect des principes du droit international et le règlement pacifique» des crises et conflits. Une convergence réaffirmée, la veille, par Antonio Tete, ministre angolais des Relations extérieures. De même que le Premier ministre du Lesotho, Moeketsi Majoro, qui a souligné l'impératif pour l'Union africaine et les Nations unies d'oeuvrer, de concert, pour le lancement d'un véritable processus politique au Sahara occidental à même de permettre le parachèvement du processus de décolonisation. Certes, les questions régionales ont figuré en bonne place des entretiens bilatéraux. Mais c'est surtout sur le terrain économique que Sabri Boukadoum devra être plus offensif. D'ailleurs, il a mis à profit ce périple africain pour exalter la relation privilégiée entre Alger et le continent. En effet, avec la mise en oeuvre du libre-échange intra-africain dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine, l'Algérie a plus vocation à devenir, sur le long terme, la base arrière industrielle de l'Union européenne qu'une simple porte d'entrée pour le continent africain. D'autant que la ville de Tamanrasset a été choisie pour la création d'un Hub aérien devant servir de zone de transit pour les voyageurs vers les pays africains. Tandis que la ville frontalière de Tin Zaouatine, située à 500 km à l'extrême sud de la wilaya de Tamanrasset, aura bientôt son port sec, destiné à reconquérir le marché africain. L'érection de cette plate-forme consistant en l'organisation du trafic en étoile autour d'un grand noeud géographique donne à l'Algérie le moyen de construire un réseau d'échanges plus efficace, tout en réalisant, grâce à la concentration des moyens matériels et humains, des économies d'échelle par rapport aux coûts de production et aux coûts de revient des produits destinés à l'exportation. Une alternative stratégique illustrant l'insertion de l'Algérie dans l'espace africain et la mondialisation via la constitution d'une porte d'entrée internationale vers l'Europe. Des donnes qui laissent présager que le VRP Sabri Boukadoum ne devrait pas rentrer bredouille de sa tournée africaine. Pour peu que la rivalité algéro-algérienne soit mise de côté pour éviter de perdre des marchés que l'on croit à notre portée. Dans l'intérêt national, une coordination est plus que de mise au risque de laisser le champ libre à nos rivaux qui savent faire taire leurs divisions et présenter un front uni. Cela est d'autant plus ennuyeux que, dans beaucoup de domaines, l'Algérie n'a guère que quelques choix à faire valoir quand d'autres alignent leurs bataillons de produits... et de PME dans de multiples secteurs.

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