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Relations Algéro-Francaises

Quand Goudjil séparait le bon grain de l’ivraie

Quatre jours après l’annulation de la visite du Premier ministre français, Jean Castex, à Alger, la fièvre médiatique qui a jalonné cet « incident » baisse.

Le ton est désormais à l'apaisement. À Alger comme à Paris des initiatives diplomatiques se sont multipliées pour extraire et dégager cette relation d'une ambiance houleuse qui l'a caractérisée depuis le faux bond de Jean Castex. Ces appels coïncident avec la présentation, il y a deux jours, des lettres de créance l'ambassadeur d'Algérie à Paris Mohamed-Antar Daoud au président de la République française, Emmanuel Macron. Au cours de cette cérémonie, le président Macron n'a pas manqué d'exprimer toute sa satisfaction quant à la qualité des relations entre les deux pays, ainsi que les perspectives favorables pour leur développement dans tous les domaines. De son côté, l'ambassadeur d'Algérie, Mohamed-Antar Daoud a formulé sa volonté d'oeuvrer pour hisser les rapports entre les deux pays au niveau qu'ils méritent. Il a souligné sa détermination à travailler sans relâche pour réaliser cet objectif. Une cérémonie amicale et chaleureuse qui traduit la profondeur des relations entre les deux pays conjuguée à la volonté des deux présidents, Abdelmdjid Tebboune et Emmanuel Macron, décidés à ouvrir une nouvelle page d'une histoire réellement apaisée. Avec un pareil viatique, le couac du 11 avril dernier n'est en réalité qu'une simple péripétie qui ne va pas affecter les relations algéro-françaises. Et ce ne sont pas certains commentaires mal à propos, comme cette déclaration clivente du ministre du Travail El Hachemi Djaâboub, qui vont brouiller des relations au beau fixe. Djaâboub est un ministre d'obédience islamique, dont l'idéologie est réfractaire à tout ce qui est occidental. En qualifiant la France «d'ennemi éternel et traditionnel» de l'Algérie au cours d'une séance de questions orales au Sénat le 8 avril dernier, il n'exprimait ni la position officielle de l'Algérie ni celle du Sénat. Cette institution est incarnée par un président, Salah Goudjil. Révolutionnaire de la première heure, un des lieutenants de Mustapha Benboulaïd, un des six chefs historiques, le président du Sénat a bien cerné la problématique des relations algéro- françaises dans la revue El Djeich. Dans un entretien exclusif paru en mars dernier, dans le numéro 692, de cette même revue, Salah Goudjil a admirablement séparé le bon grain de l'ivraie quand il fait la différence entre l'ordre colonial et le peuple français. «L'Histoire retiendra que la colonisation en Algérie a été la plus violente et la plus barbare que l'humanité a connue», a affirmé Goudjil ajoutant à ce propos que «tout comme elle a libéré l'Algérie, notre Révolution libératrice a également libéré le peuple français». Par cette réponse, le deuxième homme de l'etat n'a pas mélangé entre le pouvoir colonial et le peuple français. La différence est de taille et le propos prend toute son épaisseur quand il sort de la bouche d'un vieux révolutionnaire compagnon de Benboulaïd. 

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