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Salles des fêtes à Béjaïa

Les propriétaires réinvestissent la rue

Les propriétaires des salles des fêtes réinvestissent la rue pendant que deux des trois entrées de la ville de Béjaïa sont restées bloquées et que la ville croule sous ses ordures.

Les propriétaires des salles des fêtes à Béjaïa se sont entendus avec leurs collègues des autres wilayas pour occuper la rue et réclamer la reprise de leur activité une manière de dire que la Covid-19 n'est pas domiciliée seulement dans leurs établissements». Des manifestations similaires ont eu lieu dans de nombreuses wilayas, à en croire le représentant des propriétaires et gérants des salles des fêtes, Fahim Ziani, lors du rassemblement organisé, hier, devant le siège de la wilaya. Un seul mot d'ordre: «Pourquoi le gouvernement s'oppose-t-il à la réouverture des salles des fêtes? Pourquoi non?», indiquent les protestataires, soutenus, hier, par tous les auxiliaires, photographes, DJ, garçons de salle, etc., ainsi que les futurs mariés, mais également les chefs de familles, qui ont rejoint le rassemblement. «Alors que des mariages sont célébrés au noir et des regroupements y sont autorisés comme cela se fera aujourd'hui à l'occasion de la célébration du 8 Mars, le gouvernement refuse la réouverture des salles qui disposent, pourtant, d'un protocole sanitaire», déplore-t-on dans une déclaration rendue publique la veille. Par ailleurs, deux Routes nationales ont été fermées, en ce début de semaine, à la circulation routière. La Route nationale n°24, qui relie Béjaïa et Tizi Ouzou par la côte Ouest est restée fermée depuis mercredi dernier à la sortie Ouest de Béjaïa. Quatre jours durant, il était impossible de rallier les stations balnéaires de Boulimat, Saket, Tighremt pour ne citer que celles-là. Les Bédjaouis habitués au week-end en bord de mer dans leurs résidences secondaires se sont longtemps indignés de cet état de fait imposé et se sentent on ne peut mieux les seules victimes de toutes les irresponsabilités et les incompétences constatées au niveau de la wilaya. Selon un élu de l'APC de Béjaïa, cette fermeture est l'oeuvre des squatteurs eux-mêmes. Elle fait suite à la saisie d'une vingtaine d'engins de défrichement. Et pour colorer leur action, ils soulèvent le cas des activités du milieu nocturne. Les protestataires exigent l'intervention de la gendarmerie pour fermer tous les cabarets qui prolifèrent, notamment à Boulimat où il est répertorié 11 discothèques. Mais cela n'est qu'une justification farfelue, sachant que ces lieux, décriés aujourd'hui, existent depuis plus de 20 ans. «Au lieu de pénaliser les usagers de la route, les protestataires auraient pu aller directement manifester sur les lieux et éviter de toujours faire payer au simple citoyen les conséquences de toutes les mauvaises gestions», ironise dans ce sens, un usager qui n'a pas pu rejoindre depuis mercredi dernier, sa propriété où il élève plusieurs animaux domestiques. Cette fermeture s'est traduite, par ailleurs, par la prolifération des ordures dans différents quartiers de la ville. Les camions de la collecte communale n'ont pas pu rejoindre la décharge de Boulimat en raison de cette fermeture de route. Des tas d'ordures ménagères envahissent de plus en plus la ville de Béjaïa. Tout cela sous le regard impuissant des autorités qui n'interviennent pas Du côté Est de la wilaya, se rendre dans les deux sens entre Béjaïa et Sétif par la Route nationale n°9 était également impossible, hier, en raison de la fermeture de cet axe routier au niveau du château de la Comtesse, dans la localité d'Aokas. Là aussi ce sont les usagers qui paient les «pots cassés». pour une histoire d'achèvement des travaux d'une école primaire, les villageois n'ont pas trouvé mieux que de bloquer une route nationale. Là aussi personne ne s'émeut. Ainsi va Béjaïa, une ville martyrisée par ses propres enfants.

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