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Annaba

Les marchés de proximité freinent la flambée

Même le fait que la baisse est relative, l’impact des marchés de proximité est bien là.

A priori le pari de la baisse des prix des produits de nécessité en dehors des marchés de proximité a été emporté haut la main.
En effet, plus d’un facteur semble avoir contraint les commerçants à réviser les tarifs de leurs produits, les fruits et légumes entre autres. Même si la baisse est relative, l’idée en elle-même est un signe fort de l’impact qu’a eu le marché de proximité.
En pareille période l’effervescence ramadanesque, la surconsommation et le rush tous azimuts ont dopé les prix de tous produits confondus.
Or, au premier jour du Ramadhan et contrairement aux années précédentes, la mercuriale semble battre en retrait. La disponibilité et la diversité de la gamme des produits exposés à la vente dans les marchés de proximité et à des prix accessibles aux ménages, a été un coup de grâce pour les commerçants des autres espaces de vente.
Cette habitude qu’est la hausse des prix des produits de première nécessité, presque devenue une tradition spécifique au mois sacré, s’est inclinée devant le poids des marchés de proximité à Annaba. Le constat relevé au niveau du marché couvert et plusieurs commerces et supérettes d’alimentation générale du centre-ville. Des espaces de vente où le rush caractérisant le premier jour du mois sacré a fortement diminué.
La majorité citoyenne s’est tournée vers les marchés de proximité qui ont, dirons-nous, donné un coup de massue au restant des commerces de produits alimentaires.
Le nombre réduit de consommateurs dans certains espaces a baissé.
Une conséquence directe des pratiques frauduleuses de certains commerçants qui, chaque année, profitent du Ramadhan pour faire saigner à blanc les ménages. Ces derniers qui ont trouvé leur compte dans les marchés de proximité où, l’abondance des produits de qualité et à des prix raisonnables.
Un état de fait aux répercussions négatives sur les autres commerces et marchés de fruits et légumes où, le citoyen s’arrête devant les étals et regarde sans rien acheter.
Certains commerces ont, outre avoir baissé les prix, adopté une nouvelle pratique en proposant aux clients de prendre un sachet et de servir par eux-mêmes, dans l’espoir d’écouler la marchandise.
Tel le cas au marché d’Oued Forcha, Souk Ellil et El Hattab. Idem pour les commerces d’alimentation générale et les supérettes où les prix ont été calqués sur ceux des marchés de proximité.
En somme, la traditionnelle onde de choc du premier jour du Ramadhan à Annaba, a raisonné relativement bas.
La pomme de terre est cédée à 50 DA/kg.
Les carottes et les autres légumes sont affichés à 60 et 70 DA/kg. Hormis le caprice des haricots verts, cédé à 450 DA/kg, elle est hors portée même pour les aisés.
Quant à l’huile de table, les commerçants ont rallié les rangs et ont affiché les mêmes prix que les marchés de proximité, 250 DA pour la bouteille de 2L et 590 DA/5L.
Par ailleurs, si la viande rouge locale n’est pas descendue de son piédestal, cela n’a pas dérangé pour autant le consommateur qui a trouvé satisfaction dans la viande fraîche importée et vendue à
1150 DA/kg.
Le poulet quant à lui affichant les 500 DA/kg, l’offensive de l’Office des aliments du bétail (Onab), est tombée à point nommé pour faire face à la hausse de son prix.
L’unité ONAB d’Annaba a été mobilisée pour la vente de poulet importé par les pouvoirs de l’État, à 350 DA/kg, restera ouverte le long du mois sacré. En conclusion, la guerre des prix durant le mois sacré a fait et pour la première fois, une trêve imposée par l’ouverture des marchés de proximité.
Ces derniers, dont le mot d’ordre est « Halte à la spéculation ! », ont vraisemblablement mis à genoux la spéculation et les spéculateurs, forçant ainsi la mercuriale à battre en retraite.

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