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Gestion des gares routières

Le privé à la rescousse

L'état déplorable dans lequel elles se trouvent, pousse le ministère des Transports à étudier cette piste.

Le secteur des transports veut faire sa mue. Une dynamique certaine l'anime même si les initiatives restent encore au stade de projets. Après les mesures décidées pour restructurer les flottes aérienne et maritime, ouvrir, notamment le ciel algérien au privé, c'est au tour des gares routières de faire l'objet de cette option.
Le département des transports examine la possibilité de confier la gestion des gares routières à des opérateurs privés, a annoncé le ministre du secteur. Quelles raisons l'ont poussé à évoquer ce choix?
«Les grandes gares routières posent un grand problème au niveau du ministère des Transports. Nous avons étudié l'état des gares routières et allons présenter un programme et des propositions au gouvernement pour confier leur gestion à des opérateurs privés», a déclaré, le 18 novembre, Aissa Bekkaï lors d'une plénière à l'Assemblée populaire nationale (APN) consacrée aux questions orales, soulignant l'état déplorable de plusieurs gares routières, à l'instar de celle de Touggourt qui a coûté à l'Etat 90 milliards de centimes.
La défaillance de leur entretien combiné à l'incivisme, au comportement irresponsable de certains voyageurs ont conduit incontestablement à leur dégradation renvoyant une triste image des espaces publics en général. Une autre bonne nouvelle qui indique que les transports entendent jouer pleinement leur rôle de secteur vital de l'économie nationale: l'extension des voies ferrées.
Le rail affiche ses ambitions. Les lignes exploitées s'étendent actuellement sur 4300 km, faisant état de 6.000 km en cours d'étude et 2300 km en cours de réalisation, a rappelé le successeur de Kamel Nasri qui a affirmé qu'elles devront atteindre 6.500 km en 2023 et 12.500 km à long terme. Qu'en est-il de l'interaction entre le transport ferroviaire et les autres moyens de locomotion? «Cette vision est envisagée par l'Agence nationale d'études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif), mais sa concrétisation tarde pour des raisons administratives, voire faute de moyens», a déploré Aissa Bekkai qui a révélé qu'un décret sera signé dans les prochains jours pour rattacher au ministère des Transports l'Anesrif, qui relève actuellement du ministère des Travaux publics. Il faut souligner que le transport ferroviaire représente une alternative avérée pour désengorger nos routes, rendre plus fluide une circulation qui est devenue un véritable chemin de croix pour les automobilistes. L'argent qui représente le nerf de la guerre vient cependant apparemment à manquer. «La question du financement se pose encore», reconnait le premier responsable du secteur.

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