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Lamamra, ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger

Le grand retour

«Monsieur Afrique», comme aiment le qualifier les médias internationaux, Lamamra est un fin diplomate apprécié aussi bien par Paris, Washington que Moscou.

L'affable et souriant diplomate revient. La nomination de Ramtane Lamamra au poste de ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger a réjoui les observateurs des relations internationales. Par cette nomination, le président Tebboune a fait un choix très judicieux au moment où les enjeux géopolitiques exigent un grand gabarit diplomatique pour desserrer l'étau sur une Algérie cernée par de nombreux foyers de tension.
Pur produit de l'école de la diplomatie algérienne, qui a enfanté des ministres des Affaires étrangères de talent, Lamamra, 69 ans, est un atout majeur pour Abdemadjid Tebboune. Avec ce profil, le président de la République colmate «la brèche internationale», Lamamra revient aux affaires reprendre des dossiers cruciaux qu'il a entamés et qui sont restés en l'état depuis son départ des AE. Au mieux, ils ont stagné, au plus ils se sont aggravés dans un contexte régional extrêmement difficile. Comme entête de ces dossiers, la crise libyenne. L'Algérie a été marginalisée dans ce dossier, notamment avec les négociations entre belligérants débutées en octobre 2020. Menées pour l'essentiel à Tunis et à Skhirat au Maroc, les acteurs libyens multipliaient les allées et venues entre Tunis et Rabat, enjambant à chaque fois Alger. Ultime «attaque» contre la diplomatie algérienne, un puissant lobby a barré la route à Lamamra quand son nom a été proposé par le secrétaire général de l'ONU comme médiateur dans le dossier libyen en 2020. Le choix a été torpillé par les Emirats arabes unis, l'Egypte et le Maroc, appuyés par les Etats-Unis. Il se dessaisit volontairement de ce dossier et quelques jours plus tard, Ramtane Lamamra a été nommé au Conseil d'administration de l'Institut international de Stockholm pour la recherche sur la paix (Sipri). Une nomination qui vient comme une consécration diplomatique et académique avec des activités à titre bénévole, d'autant plus qu'il est le seul membre du Maghreb, d'Afrique et du Moyen-Orient sur les huit que compte le Conseil d'administration du prestigieux organisme suédois.
Le second dossier crucial est celui du Mali que Lamamra connaît sur le bout des doigts. Il a été le principal artisan du dialogue intermalien et a joué un rôle de facilitateur dans lequel il a toujours excellé. L'homme possède le secret du mot magique à chaque situation: quand on lui a reproché de trop s'ingérer dans les affaires maliennes, il a répondu que «l'Algérie est un pays exportateur de stabilité». En tournée dans les capitales occidentales, lors des manifestations du Hirak en 2019, il coupe court aux velléités d'éventuelles interventions étrangères et affirme que ce qui se passe en Algérie «est une affaire de famille». Plusieurs fois ambassadeur, en Afrique, en Europe et à Washington, «Monsieur Afrique», comme aiment le qualifier les médias internationaux, en raison de sa maîtrise des questions africaines, a eu en charge plusieurs dossiers laborieux au sein de l'Union africaine et comme médiateur de l'Organisation des Nations unies, est un fin diplomate apprécié aussi bien par Paris, Washington que Moscou. Polyglotte: tamazight, arabe, français et anglais, le CV de Ramtane Lamamra est plus épais que le carnet d'un écolier. Il a gravi les échelons au mérite depuis l'entame de sa carrière en 1976. 

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