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LA GROGNE SOCIALE ANALYSÉE PAR ABDELAZIZ ZIARI

«Le gouvernement n’a pas écouté les citoyens»

La colère est le résultat d’un cumul de non-dialogue.

Abdelaziz Ziari, président de l´APN, soumettra ses propositions sur les réformes politiques au président de la République Abdelaziz Bouteflika. Le troisième homme de l´Etat boycotte donc officiellement l´instance de consultations chapeautée par Abdelkader Bensalah. «Mon poste à la tête de la 2e chambre du Parlement me permet de soumettre mes opinions directement au premier magistrat du pays.» C´est ce qu´il a déclaré hier à l´émission «Politique» de la Chaîne III..
Ziari affirme toutefois, avoir fait le déplacement jeudi à la présidence en tant que membre dirigeant du FLN pour exposer la vision de sa formation sur l´approfondissement du processus démocratique.
Après avoir revendiqué «la dissolution du Sénat», dont le président n´est autre que Abdelkader Bensalah, le président de l´APN relance la polémique en prenant ses distances vis-à-vis de l´instance de consultations dirigée par le même rival politique, sans pour autant contester l´initiative prise par le premier magistrat du pays. Ziari ira même jusqu´a défendre les missions attribuées au président du Sénat: «Certains partis exigent des changements de fond. Mais tout changement ou évolution politique passe par un dialogue» Pourquoi alors, s´interroge-t-il, «tourner le dos à cette opportunité offerte à toutes les forces politiques du pays.» la politique de «ni.ni», poursuit-il ne fait pas avancer ce processus. L´invité de la Radio nationale, invite l´opposition à se réunir autour d´une table et présenter ses propositions à qui de droit.
Paradoxalement, le président de l´APN stigmatise l´opposition et considère qu´elle est «faible». La raison, l´opposition peine à devenir une force de proposition concernant les problèmes des citoyens algériens en matière de travail, de logement etc.
Au sujet de la polémique au sein du FLN sur la limitation des mandats présidentiels, M. Ziari a rappelé que le FLN a de tout temps été contre la limitation des mandats.
La limitation des mandats, explique Ziari, a été instaurée dans les années 1990 à l´époque où le FLN était faible, «ce n´est pas le cas maintenant». Ziari réitère sa position et se revendique du clan au sein du FLN qui s´est positionné contre la limitation des mandats présidentiels lors de la 4e session ordinaire du comité central (CC) du FLN. «Je n´appartiens pas à ceux-ci qui suivent la mode actuelle.» Toutefois, selon Ziari «parfois, deux mandats, c´est déjà trop». Ziari revient sur les réformes requises par le parti. Il s´arrêtera longuement sur le rôle du Sénat.
Pour lui, les choses doivent changer dans la prochaine constitution: «Ce n´est pas normal qu´une assemblée élue soit bloquée par une institution non élue». «Le Sénat peut même bloquer le Président puisque la Constitution actuelle ne lui permet pas de dissoudre le Sénat». Le président de l´APN, membre du Bureau politique du FLN, Ziari a rappelé les propositions de son parti dont la mise en place d´une instance électorale indépendante qui supervise le déroulement des élections et qui dispose de tous les pouvoirs, alors que l´administration se limite à son seul rôle technique. Ce dernier n´est pas contre la présence d´observateurs étrangers, à condition que les citoyens ne pensent pas que ce sont les étrangers qui gèrent les élections. Interrogé sur les questions économiques, notamment sur la grogne du front social, le président de l´APN a estimé que c´est là le résultat d´un cumul de non-dialogue tout en refusant de faire endosser aux députés, accusés d´être absents, cet état de fait.
Pour lui, c´est un problème de gouvernance et que ces derniers ne sont pas souvent écoutés et ne peuvent pas jouer le rôle des syndicats. Il se dit aussi être en faveur des syndicats autonomes dans ce sens.

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