L'Expression

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Seul moyen d'isoler les cercles hostiles au pays

Le dialogue est une vertu patriotique

Le combat des travailleurs ne doit pas servir des desseins politiques cachés.

Le front social a connu, ces derniers jours, une poussée de fièvre. Les travailleurs de l'Education nationale, les fonctionnaires de la Protection civile, les postiers et les corps communs, ont exprimé leur mécontentement. Des grèves «sauvages», des syndicats ignorés par ceux qu'ils sont censés représenter, une administration centrale prise au dépourvu, et pour compléter le tableau, cette effervescence sociale intervient dans un double contexte ramadhanesque et politique très particulier. Le Ramadhan, caractérisé cette année par des hausses vertigineuses des prix des produits de large consommation, est un facteur favorisant cette colère que de nombreux observateurs estiment légitime.
Le second contexte est politique, et tout aussi sensible en ce sens que les élections législatives prévues du 12 juin prochain sont la cible de cercles hostiles au pays qui travaillent à les faire échouer.
Ces deux événements, social et politique, sont des faits établis et le risque d'une interconnexion entre les deux relève du possible, affirment les mêmes observateurs qui ne manquent pas de noter, des tentatives outre-méditerranée, qui essayent de récupérer la colère légitime des Algériens pour la retourner contre toute la classe politique, aujourd'hui engagée dans le processus politique initié par le président de la République.
Le décor, ainsi planté, offre une multitude de scénarios probables. Mais en tout état de cause, ce sont les travailleurs qui demeurent, à ce jour, maîtres du jeu. En effet, si le droit à la protestation est reconnu par la loi, celui d'attenter à la stabilité du pays relève du crime contre la nation.
La frontière entre les deux est on ne peut plus claire et l'on a vu dans le passé de grands mouvements syndicaux s'arrêter lorsque les travailleurs y ont vu un risque de déstabilisation de la nation. L'expérience algérienne dans ce domaine est édifiante et les acteurs politiques, syndicaux et sociaux ont vécu bien des épisodes «chauds», mais au final, le patriotisme a toujours eu le dernier mot.
Dans le double contexte social et politique du moment, le dialogue entre l'ensemble des intervenants sur la scène nationale a une grande vertu patriotique. L'instruction du président de la République en faveur de l'engagement d'un dialogue avec les partenaires sociaux signifie la volonté de l'Exécutif de rapprocher les Algériens, tout en isolant les cercles politiques malfaisants. Face à la disponibilité des pouvoirs, publics à ouvrir des canaux de dialogue avec les représentants des travailleurs, on voit mal ces derniers refuser la main tendue et se confiner dans une logique radicale, dont la conséquence serait un pourrissement généralisé de la situation dans le pays.
Le chef de l'Etat n'a pas directement formulé son instruction en termes politiques, mais il est entendu qu'un dialogue franc et sincère entre les travailleurs et les pouvoirs publics débarrasserait les discours des uns et des autres de toute charge politicienne.
Cela ne veut pas dire que les Algériens ne connaîtraient pas d'autres mouvements de contestation retentissants. La grève est tout autant un droit qu'un moyen de pression. Mais le combat des travailleurs ne servira pas des desseins politiques cachés. C'est dire qu'en tout état de cause, le dialogue est une nécessité stratégique dans le contexte que vit l'Algérie.

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