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Clôture des travaux du 6e congrès du FFS

Le Conseil national récupère ses prérogatives

L'instance présidentielle sera remplacée par un comité de cohésion et d'éthique (CCE), mais les grandes décisions seront prises par la majorité des membres du Conseil national...

Le Front des forces socialistes (FFS) a achevé les travaux de son 6e congrès ordinaire, en procédant à l'élection des membres du Conseil national du parti et l'adoption des nouveaux statuts, les résolutions politique, économique et sociale, à une majorité écrasante.
Les membres du Conseil national, fraîchement élus, se réuniront prochainement pour élire le premier secrétaire. Cette nouvelle conception va rompre avec la pratique précédente qui voulait que le premier secrétaire du parti soit désigné par un présidium qui s'intitule: instance présidentielle (IP).
Le Conseil national aura la lourde tâche d'aller vers une nouvelle démarche organique consistant à mettre aux arcanes la structure de l'instance présidentielle et la substituer d'un autre cadre qui puise sa légalité et son autorité de l'approche collégiale émanant des décisions consensuelles du Conseil national.
L'instance présidentielle sera remplacée par un comité de cohésion et d'éthique (CCE), mais les grandes décisions seront prises par la majorité des membres du Conseil national qui est considéré comme l'instance suprême du parti, entre les deux congrès. Ce changement, qui vient de survenir, répond à une réalité interne du parti qui s'est vu empêtré dans un cycle infernal de crises en son sein, durant plusieurs années, après le décès son chef charismatique, feu Hocine Ait Ahmed.
Cette crise est expliquée, selon plusieurs cadres du FFS, comme étant l'expression d'une «mauvaise» lecture du contexte politique du parti durant cette période de vide, après la disparition du fondateur du FFS. L'instance présidentielle est confrontée à un sérieux problème, celui de jumeler les décisions consensuelles et majoritaires de l'autorité suprême du Conseil national élu. Elle s'est dotée de prérogatives qui ont limité le champ d'intervention du Conseil national, au point où cette dernière s'est transformée en une structure fantoche qui ne servait à rien, sur le plan organique et en sa qualité de structure émanant du suffrage exprimé majoritairement par les congressistes, tels que stipulés par les statuts du parti.
La suppression de cette structure, lors du 6e congrès ordinaire, augure d'une nouvelle ère organique au sein du FFS. C'est l'époque de la gestion démocratique et transparente via l'urne en élisant le premier secrétaire du parti par les membres du Conseil national. Ce conclave, qui s'est déroulé sous le thème: «Un contrat historique pour un projet national» veut remettre le FFS sur la voie de la stabilité et de la cohésion interne, afin qu'il se consacre aux grands enjeux qui caractérisent la situation du pays et la situation aux niveaux régional et international.
La collégialité sera appliquée d'une manière récurrente dans les structures du FFS. Cette exigence est justifiée par la nécessité de faire du parti un espace de culture démocratique et une sorte d'exercice politique pour la base militante qui est censée assurer le relais et la relève.
Le 6e congrès ordinaire du FFS a, pour la première fois, introduit en son sein une structure qui s'intitule l'«Observatoire des droits de l'homme». Cette nouvelle structure est conçue, selon ses promoteurs au sein du FFS, pour inculquer la culture de l'État de droit et servir comme espace politique aux militants de la société civile dans leur combat pour la défense des valeurs en rapport avec cette approche.
Tous comptes faits, le Front des forces socialistes (FFS) est sorti indemne, cette fois-ci, contrairement aux précédents congrès extraordinaires où le parti s'est vu complètement émietté par le manque de «sérénité» et l'absence de consensus sur des questions internes et organiques, mais également sur la ligne politique du parti que de nombreux
cadres ont dénoncé les directions précédentes, à cause de ce qu'ils sont considéré comme un «changement» dans la ligne stratégique du parti.
Le FFS veut renforcer sa présence politique, en apportant la preuve que c'est un parti dont la dimension est nationale.
Les prochaines joutes électorales et politiques seront cruciales pour le Mouvement du défunt Hocine Ait Ahmed.
Le FFS va tabler sur le tout politique, en termes de solutions et d'alternatives, face aux menaces qui guettent le pays et mettent en péril sa stabilité.

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