L'Expression

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Face aux bouleversements géostratégiques

La communication politique doit changer de cap

Lancer la réflexion, promouvoir le dialogue et y associer les différentes composantes sociales, économiques, politiques, sécuritaires et autres est un impératif prioritaire pour les autorités nationales.

Le discours de la classe politique au sujet de la crise politco-diplomatique, qui couve entre Alger et Rabat, n’a pas été à la hauteur des événements. Au-delà des appuis et des voix discordantes au sujet de cette décision souveraine de l’Algérie, le discours politique des principaux partis reste inaudible auprès d’un large pan de la société algérienne, voire même inadapté et xyloglotte. Pourtant, la conjoncture politique et géostratégique que vit la région entière sont telles, qu’une large mobilisation des énergies et des potentiels citoyens demeure une nécessité impérative. Le pays fait face à de nouvelles menaces d’un genre nouveau et sur tous les fronts, qui nécessitent la mobilisation de tous les Algériens, afin de repousser toutes velléités, quelles qu’elles soient, et quelle que soit leur origine. Pour ce faire, les partis politiques, autant que les responsables de l’État doivent impliquer, sans distinction aucune et sans a priori, les meilleurs enfants de ce pays, afin de recadrer la communication et réagencer le discours, aux fins d’une meilleure assimilation par de larges couches d’Algériens. L’adhésion de l’ensemble des Algériens est requise pour constituer un véritable socle protecteur contre les assauts récurrents des velléités étrangères. Lancer la réflexion, promouvoir le dialogue et y associer les différentes composantes sociales, économiques, politiques, sécuritaires et autres sont des impératifs prioritaires pour les autorités nationales. L’indifférence ne peut que concourir à l’accélération des plans et canevas malsains étrangers en Algérie. Loin de réunir le consensus voulu dans pareilles situations, la communication officielle, dans ce contexte, reste entachée de discrédit et en manque d’efficience. En temps de guerre, il faut une communication de guerre ou de crise, adaptée à la conjoncture. Une communication qui mobilise les foules pour assurer un rempart intérieur fort et cloisonné contre toute atteinte. Changer de discours officiel et politique, afin de l’adapter aux nouvelles donnes psychosociales, politiques et économiques de la société, doit être un impératif de premier ordre. Une mini révolution à effectuer au sein des microcosmes politiques nationaux et locaux, en vue de permettre l’éclosion d’une nouvelle race de communicants et de rhétoriciens. Certains milieux, mal intentionnés pour la plupart, ont longtemps tourné à la dérision toute la communication politique et officielle du pays, notamment pour ce qui est des menaces extérieures qui guettent le pays. Certains de ces milieux, très actifs sur les réseaux sociaux, on le savait déjà, étaient des pages, soit financées directement par le Makhzen, soit appartenant à des réseaux hostiles à l’Algérie, dont Rachad et le MAK, entre autres. S’il est vrai que des Algériens, en connaissance de cause, ont tourné à la dérision des menaces réelles qui pèsent sur le pays, d’autres, crédules et sceptiques, ont marché dans ces combines. Ils ont alimenté, sans le savoir, les desseins malsains de ces milieux et puissances étrangères hostiles à l’Algérie et à la stabilité dans la région. En effet, galvaudé par les officiels et les politiques qui leur étaient affiliés, le terme néologiste « main étrangère » est devenu la risée des réseaux sociaux. Cela aussi, pour des raisons très objectives, que des spécialistes pourraient décortiquer sans tabou aucun, afin d’en rectifier la trajectoire. Mais aujour-d’hui, la menace est là et bien réelle. L’entité sioniste est à nos portes et les pires scénarios sont à envisager. L’État ne dit pas tout sur cette menace sournoise, tant il est vrai que cela reste frappé par le sceau du secret et les règles du jeu international. Il y a aussi ce spectre de la détérioration de la situation géostratégique de la région entière qui pointe du nez, tant il est vrai que c’est le mieux que sait faire l’entité sioniste, réputée dans les jeux de marécages et des eaux troubles. Les exemples ne manquent pas, à ce sujet, et les faits sont là pour le prouver. L’affaire Pegasus des écoutes téléphoniques et les procédés d’espionnage effectués par le royaume du Maroc à l’encontre des citoyens, journalistes, officiels algériens n’a pas encore fini de livrer tous ses secrets. Fort heureusement pour nous, ce sont des journalistes et organisations étrangers qui ont dévoilé le pot aux roses. Sinon, nos vaillants opposants politiques, à leur tête makistes et rachadistes, auraient jeté leur dévolu sur la véracité de ces révélations. L’appel de la nation est clair, dans ce cas de figure. Les Algériens de tous bords doivent se ressaisir et se redresser, taire leurs différences, quelles qu’elles soient, pour constituer un front inébranlable, face à ces nouvelles et ô combien, réelles menaces qui guettent notre pays. 

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