L'Expression

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Le MSP à l’APN

L’entrisme comme stratégie

Le parti de Makri nage à contre-courant des aspirations citoyennes et semble, de plus en plus, enclin à jouer tantôt les trouble–fêtes, tantôt les opposants invétérés et inconditionnels.

Le groupe parlementaire à l'APN du parti de Abderrezak Makri vient de voter contre la loi de finances LF2023 Jusque-là l'information n'a rien de spécial, ni ne revêt un quelconque intérêt aux yeux des observateurs de la scène politique nationale. Aussi, une telle attitude, somme toute, réglementaire et légale de la part des élus nationaux de Hamas, ne déroge pas à cette attitude, devenue traditionnelle depuis peu, de la part de cette formation politique.
Cependant, l'on est en droit de s'interroger sur les motivations réelles d'une telle position, et cette attitude progressive à vouloir s'opposer à tout et à tous? Il faut s'interroger aussi sur cette logique, si elle existe bien entendu, qui tend à faire du populisme une ligne de conduite et une stratégie à long terme. Car, après tout, ces parlementaires sont tout aussi comptables devant leurs électeurs, que devant les citoyens algériens. Il serait intéressant de savoir et de connaître les points sur lesquels la formation politique de Hamas n'est pas d'accord.
Si le rejet concerne entièrement la loi de finances ou s'il s'agit de certains points ou axes précis. Il serait également intéressant de prendre connaissance des arguments que pourrait présenter chacun de ces députés, concernant cette loi qui a, quand même, de l'avis des experts et des économistes, inclus des avantages aux investisseurs, à la diversification de l'économie nationale et des mesures sociales positives de grande ampleur. Le Hamas serait-t-il contre les augmentations salariales et la revue à la hausse de l'allocation chômage? Ou encore serait-il contre les mesures sociales phares édictées par la LF2023? Les avantages fiscaux et financiers accordés aux start-up et aux microentreprises déplaisent-telles au Hamas? Il serait judicieux d'écouter Makri ou ses subalternes à propos des points qui déplaisent dans cette loi de finances 2023 que la majorité des citoyens épie avec grand intérêt. Une première dans l'histoire et les annales de la politique en Algérie. Il n'y a qu'à suivre les pages et les commentaires dédiés à cette LF2023, sur les divers réseaux sociaux.
Contrairement aux différents sigles de la classe politique nationale, le parti de Makri nage à contre-courant des aspirations citoyennes et semble, de plus en plus, enclin à jouer tantôt les trouble-fêtes, tantôt les opposants invétérés et inconditionnels. Depuis peu, le successeur de Menasra et d'Aboudjerra Soltani qui affichait sa volonté d'imprégner une nouvelle ligne politique et un souffle nouveau à sa formation, semble avoir visiblement échoué dans cette besogne ardue. Le part islamiste semble subir une saignée progressive et sans précédent dans sa jeune histoire politique. Force est de constater que le MSP perd du terrain et de la consistance, voire même de son aura traditionnelle au sein même de son vivier politico-électoral au profit d'autres formations politiques comme El Bina.
Cette stratégie du populisme ne semble pas du tout réussir à celui qui voulait incarner le changement radical et guider la formation du MSP vers des rivages plus radieux. Pourtant, feu Mahfoud Nahnah, fondateur charismatique, gorgé des valeurs patriotiques et des vertus de l'islam modéré avait donné les lignes motrices de ce que devait être cette formation islamiste nationale. Participer dans les formations gouvernementales ne semblait pas être un crime politique ou une trahison des valeurs nationales pour feu Cheïkh Nahnah.
Alors comment le parti s'est-il engouffré dans une telle issue politique pas du tout rentable, ni profitable à une contribution politique positive au débat national? Pour ceux qui suivent avec intérêt la scène politique nationale, le parti islamiste de Hamas avait négocié un virage à fortes turbulences politiques, au cours des événements populaires du Hirak en 2019.
À l'instar de plusieurs autres formations politiques et, plus particulièrement, la mouvance idéologique islamiste, le HMS a tenté de surfer sur les vagues du Hirak, avant d'être sévèrement recadré et remis à sa place par les manifestants, non partisans. Aujourd'hui, le parti de feu Mahfoud Nahnah ne semble pas renaître de ses cendres, puisqu'il a perdu beaucoup de poils de la bête, au cours de ces dernières années. Les transformations radicales et progressives qui affectent la scène politique nationale et régionale ne sauraient se suffire de lectures aussi négatives et restreintes. Dans un monde qui évolue à grands pas, il n'y a pas de place pour les acteurs politiques virevoltants. 

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