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Annaba

L'économie du tourisme marque le pas

Le secteur peine à amorcer l'élan d'un développement à la hauteur de cette wilaya touristique par excellence.

le décor est planté depuis des années, les seuls changements constatés sont les sempiternels chantiers de réalisation de structures hôtelières, pour augmenter les capacités d'accueil.
Un processus à connotation plutôt mercantile, quand on considère l'intérêt porté par les opérateurs privés à ce segment, générateur de fonds. C'est dire que la volonté de promouvoir le tourisme, à Annaba, est synonyme de gain et non de développement pouvant placer la wilaya au rang qui lui sied, car, disposant d'indéniables potentiels naturels et culturels; le tourisme à du mal à sortir de l'ombre pour contribuer au développement de l'économie touristique. Hormis ces hôtels qui poussent comme des champignons et les quelques espaces de détente implantés ici et là, rien n'a changé. Chaque année, c'est la bis repetita du programme de nettoyage des plages et de la mise en place des dispositifs classiques, afin d'assurer une bonne saison estivale, la Protection civile et les ser-vices de sécurité, par exemple. Pourtant, le tourisme ce n'est pas uniquement les plages, c'est aussi l'innovation, à travers des investissements pouvant mettre en relief les richesses dont dispose cette ville. Cette ville, dont le nom de «La Coquette» est, à lui, seul un label qui attire chaque année des millions d'estivants des quatre coins du pays. Mais est-ce suffisant? Certes, c'est bien beau d'encourager le tourisme national mais, oeuvrer à faire de la wilaya d'Annaba une destination touristique par excellence afin d'attirer les touristes étrangers, serait meilleur, eu égard aux rentes que pourrait générer ce secteur, pour l'économie locale et nationale, car il faut souligner qu'avec le secteur de l'agriculture, le tourisme est le maillon faible de l'économie nationale, du moins dans cette wilaya. Un constat fait au passif d'un manque de concours d'efforts basés sur la volonté innovante et l'esprit créatif. Des pierres angulaires manquent à la wilaya d'Annaba où tourisme rime avec hôtellerie. En témoigne le nombre de structures hôtelières implantées là où il le faut et là où il ne faut pas. Situation à l'origine de la déformation du tissu urbain de toute la wilaya, qui manque de nombreux projets pouvant contribuer au développement du secteur du tourisme. Au moment où d'autres wilayas du pays disposent de grands villages touristiques et d'immenses parcs aquatiques, entre autres investissements, Annaba se focalise sur la réalisation d'hôtels dont les prix ne sont pas, pour la plupart, à la portée des bourses moyennes. En attendant le développement d'une «vraie» industrie touristique et culturelle locale, elle amorce une saison estivale plutôt précoce.
En dépit de la persistance des insalubrités, l'informel, l'aspect urbain hideux et anarchique, des facteurs caractérisant la saison estivale, Annaba tente de convoiter des perspectives positives. Avec un lot de nouveautés, elle prépare avec grand soin, sa saison estivale, avec la réception de l'hôtel Seybouse international et une éventuelle mise en service de la nouvelle gare maritime. Pour cet été 2022, pas moins de
22 plages sont autorisées à la baignade.
Des plages dont le premier responsable de la wilaya a tenu à s'enquérir par lui-même de leur préparation, avant l'arrivée des baigneurs. Dans ce contexte, Djamel Eddine Berrimi, wali d'Annaba, a, lors d'une visite d'inspection à la commune côtière de Chétaïbi, qui compte huit plages, à l'issue du retard de l'opération, ordonné l'accélération de la préparation des huit plages autorisées à la baignade, au niveau de cette commune touristique par excellence.

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