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Le scrutin s’est globalement déroulé dans le calme et la sérénité à travers le pays

L’Algérie s’offre une nouvelle Assemblée

Qu’il soit de 20 ou de 30%, le taux de participation importera peu et c’est le choix de ceux qui ont opté de glisser l’enveloppe dans l’urne qui va donner à l’Algérie sa nouvelle APN et son prochain gouvernement.

Hier, 24 millions d'Algériens ont été appelés à choisir la composante de leur nouvelle Assemblée populaire nationale. La première à être élue après les grandes marches populaires du 22 février 2019 et les réformes entamées par le président Tebboune. Si par le passé, le taux de participation représentait l'enjeu majeur traduisant la confiance des citoyens dans la classe politique ou sonnant son désaveu en cas d'une abstention massive, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les regards ne se braqueront plus sur le nombre de votants, mais plus sur les bonnes conditions dans lesquelles s'est déroulé le rendez-vous électoral, la transparence du vote et la plus grande attention sera réservée à la coloration de la 9e législature qui donnera naissance au prochain gouvernement.
En accomplissant son devoir électoral, Abdelmadjid Tebboune l'a, d'ailleurs, affirmé. Dans un point de presse improvisé au sortir du bureau de vote, le président a dit «le taux de participation ne m'intéresse pas. Ce qui m'importe est que ceux qui sortiront de l'urne détiennent la légitimité populaire qui leur permettra, demain, d'exercer le pouvoir législatif». Il a aussi rappelé que la composition du nouveau gouvernement a été tranchée par la Constitution, c'est-à-dire en cas de majorité parlementaire ou présidentielle, et «dans les deux cas, nous allons prendre une décision consacrant la véritable démocratie». Ainsi donc, aujourd'hui, le plus important est de voir l'Algérie réussir son rendez-vous électoral sur le plan de l'organisation, la transparence et la crédibilité. Hier, l'affluence des électeurs, a été timide dans certaines régions, moyenne ou forte dans d'autres, mais s'est déroulée globalement dans de bonnes conditions et dans le respect du protocole sanitaire. Qu'il soit de 20 ou de 30%, le taux de participation importera peu et c'est le choix de ceux qui ont opté de glisser l'enveloppe dans l'urne qui va donner à l'Algérie sa nouvelle APN et son prochain gouvernement. Si la balance penche vers les listes indépendantes et que celles-ci décident d'annoncer leur appui au programme présidentiel, Abdelmadjid Tebboune obtiendra alors sa majorité présidentielle et aura les coudées franches pour choisir le prochain Premier ministre.
Si, la majorité revenait aux partis islamistes et que ces derniers, en rangs serrés, s'affichent en force parlementaire, ils auront le droit d'accaparer la chefferie du gouvernement. Mais connaître la coloration de la prochaine APN ne se fera pas, cette fois-ci, rapidement car le décompte des voix est différent et beaucoup plus compliqué pour ce scrutin. Avec un nouveau mode de liste ouverte à la proportionnelle et vote préférentiel sans panachage, les sièges sont d'abord attribués aux différentes listes proportionnellement au nombre de voix qu'elles ont obtenues. Les candidats élus sont, ensuite, pris dans les listes en fonction de leurs scores personnels. L'Anie devra donc accomplir le décompte des suffrages pour chaque liste afin de lui attribuer le nombre de sièges obtenus. Elle devra ensuite faire le décompte pour chaque candidat dans une même liste afin d'obtenir le classement qui définira les vainqueurs des sièges obtenus.
Un travail colossal qui doit être terminé dans un délai de 48 heures à compter de la date de réception des procès-verbaux des commissions électorales de wilayas et de la commission électorale des résidents à l'étranger par l'Autorité indépendante. Cette dernière est donc tenue d'annoncer, demain, les résultats provisoires des législatives.
Toutefois, ce délai peut être, en cas de besoin, prorogé d'une journée, selon la loi. Les résultats définitifs ne seront, évidemment, proclamés que dans 10 jours par le Conseil constitutionnel donnant naissance à la première législature de l'Algérie nouvelle. Elle aura un visage jeune et féminin, mais réussira-t-elle à relever le grand défi de répondre aux grandes attentes du peuple qui aspire à un changement profond et palpable?

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