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Le président Tebboune invité au Sommet du G7 à Bari, en Italie

Incontournable Algérie!

La présence du président de la République au Sommet du G7 procède d’une logique géopolitique et économique.

Le président de la République participe au Sommet du G7 à Bari, en Italie. Cette invitation n'est pas du tout fortuite. D'abord parce que l'Algérie est classée troisième économie d'Afrique. Cette position, loin d'être usurpée est confortée par son action volontariste dans l'aide au développement du continent noir. En dédiant un milliard de dollars à l'aide au développement en Afrique, le président Tebboune a placé la barre on ne peut plus haut. L'enveloppe n'est pas du tout symbolique et constitue une grande première dans les traditions de l'Union africaine. À travers les projets concrets que finance déjà l'Agence algérienne de coopération internationale, c'est toute la vision d'une Afrique stable acquise à l'autodéveloppement qui se dessine. Il va sans dire que l'approche algérienne diffère totalement de celle du G7, de la Banque mondiale et du FMI. À défaut d'avoir inspiré le Plan Mattei de Giorgia Meloni, les financements algériens poursuivent le même objectif, celui de donner les moyens de survivance aux populations africaines. Un axe central de la politique anti-émigration que défend la présidente du Conseil des ministres italien auprès de ses collègues de l'UE. Cette convergence dans l'appréciation de la problématique de l'émigration clandestine, place l'Algérie au-devant de la scène afro-européenne et en fait un interlocuteur sérieux, compétent et responsable, contrairement à un autre pays du Maghreb, le Maroc pour ne pas le citer, qui use des migrants comme d'un moyen de chantage contre l'Espagne et plus globalement, toute l'Europe occidentale. L'usage mesuré et responsable de sa puissance financière oblige les pays membres du G7 au respect de l'Algérie. L'invitation adressée au président Tebboune s'explique amplement sur ce volet de l'ordre du jour du Sommet de Bari. Il reste, cependant, que l'importance de l'Algérie ne se résume pas à son statut de puissance régionale, susceptible d'apporter un réel coup de main à l'Occident. Et pour cause, son rayonnement diplomatique, bien avant son élection au Conseil de sécurité de l'ONU, constitue un facteur déterminant dans les relations internationales. Et particulièrement cette année 2024 qui a vu l'Algérie exceller dans la défense des droits des Palestiniens et contribuer très largement à la mise en accusation de l'entité sioniste. Il sera question du génocide auquel sont confrontés les habitants de Ghaza. En cela, l'Algérie bénéficie du respect total de l'ensemble des pays membres du Conseil de sécurité, dont les États permanents. Il faut souligner à ce propos, le témoignage public d'Emmanuel Macron, les coups de téléphone répétés d'Anthony Blinken et l'accord parfait avec la Russie et la Chine sur toutes les initiatives algériennes. Peu de pays peuvent se targuer de la confiance des deux blocs, actuellement concurrents pour le contrôle du monde. L'Algérie a cette confiance, qui lui permet d'être entendue lorsqu'elle évoque la question palestinienne, comme celle de la guerre en Ukraine. Le président Tebboune a, rappelons-le, proposé à Vladimir Poutine la médiation de l'Algérie dans le conflit russo-ukrainien. L'offre acceptée par Moscou est toujours de mise. Les pays du G7, qui devront de toute façon envisager la fin de la guerre, ont, en la personne du président algérien un interlocuteur et un médiateur sûr et responsable. Avant cette crise, la diplomatie algérienne est intervenue dans moult conflits et parvenue à la paix. Aucun des dirigeants réunis, hier, à Bari n'en doute. Cela pour dire que la présence du président de la République en qualité d'invité au Sommet du G7 procède d'une logique géopolitique et économique. Les sept plus grandes économies de la planète savent qu'ils ont à faire à un grand pays désendetté, souverain, qui draine des investissements en dizaines de milliards de dollars et qui bénéficie du soutien assumé et enthousiaste des deux piliers des Brics, la Chine et la Russie. Les transferts de technologie attenants aux investissements massifs traduisent une réelle volonté de faire de l'Algérie un point d'appui pour le nouvel ordre mondial multipolaire. Les pays du modèle finissant, réunis à Bari, comprennent la manoeuvre et tentent de trouver un appui en Algérie. Les mégacontrats signés avec Sonatrach et Sonelgaz, ce jeudi, le fameux gazoduc Algérie-Italie, l'interconnexion électrique avec l'Europe, le développement de l'hydrogène vert et le gigantesque investissement italien dans l'agroalimentaire sont autant d'indices d'une volonté occidentale de sauvegarder une influence économique dans le continent. L'Algérie est le portail de l'Afrique, elle-même prochaine destination de la croissance mondiale. En un mot comme en mille le G7 ne veut pas insulter l'avenir. Et l'avenir est en Algérie.

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