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MÉDECINS RÉSIDENTS, SPÉCIALISTES ET GÉNÉRALISTES SONT UNANIMES

«Il faut réformer le système sanitaire»

La question du service civil pose le problème de la couverture médicale sur le territoire national.

La réforme du système national de la santé est incontournable. C´est sur ce point qu´ont convergé, hier, les représentants des médecins résidents, des généralistes et des spécialistes sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale.
L´émission Service public, animée par Salim Saâdoune, a réuni les délégués du Collectif autonome des médecins résidents algériens, du Syndicat national des praticiens de la santé publique (Snpsp) et du Syndicat national des praticiens spécialistes de la santé publique (Snpssp). en face, le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière représenté par son secrétaire général, en l´occurrence de le Dr Bouchenak.
Le débat a tourné essentiellement autour de la mesure du service appliquée pour les médecins spécialistes, fraîchement diplômés. Ce problème de fond constitue le point nodal du conflit entre le ministère et les médecins résidents. «La levée du caractère obligatoire du service civil permettra nécessairement de poser la question de l´amélioration des conditions de travail pour les médecins dans les régions du Sud et les Hauts-Plateaux», a expliqué, hier, le Dr Mohamed Sahnoune, l´un des délégués du Camra, joint par téléphone. Tout en réitérant l´attachement du Camra à cette revendication, le Dr Sahnoune a jeté un pavé dans la mare: «Nous sommes en train de recueillir des certificats médicaux d´une trentaine de médecins blessés lors de dernière marche à Alger», a-t-il annoncé.
A l´heure où nous mettons sous presse, le Camra a pu recueillir 15 certificats de médecins agressés, mercredi dernier, lors de la manifestation réprimée par la police.
Le Dr Sahnoune a dressé un tableau peu reluisant de la situation actuelle du secteur de la santé. En conséquence, Il a appelé à une refondation du système sanitaire. Sur ce plan, il a tiré la sonnette d´alarme quant à la proposition émise par le Dr Bouchenak lors de la même émission. Elle porte sur le lancement d´une formation régionale pour les médecins en cours de spécialisation. «Proposer des écoles de médecine pour former des médecins autochtones représente un risque fondamental pour cette profession», a-t-il averti.
Le Dr Sahnoune a, en ce sens, insisté sur la préservation du caractère national du diplôme de médecine. Même son de cloche chez le Dr Mohamed Yousfi, président du Snpssp. «La préservation du caractère national du diplôme de médecine est une revendication sur laquelle on ne négocie pas», a-t-il tranché, contacté par nos soins. Le Dr Yousfi a levé le voile sur une autre question: l´exclusion des médecins spécialistes des rounds de discussions sur le problème du service civil.
Ces rounds qui se sont déroulés entre les représentants du ministère et les médecins résidents se sont soldés par un échec. Preuve en est, la commission des sages désignée pour traiter de ce dossier épineux a été rejetée par les délégués du Camra. L´absence des médecins assistants de ces séances de travail a intrigué les observateurs les plus avertis. «Pourtant, nous sommes les premiers concernés par cette question», dit surpris le Dr Yousfi.
Le verbe tranchant, il a dressé un diagnostic sans complaisance de l´application de la mesure du service civil, instaurée depuis des années. «Cette politique a échoué», a-t-il soutenu.
Cela dit, il a préconisé de traiter ce problème dans le cadre d´une politique réformatrice du système sanitaire. Ce point de vue est partagé par le Dr Lyès Merabet, président du Snpsp. «En réalité, c´est la question de la couverture médicale sur le territoire national qui est posée», a-t-il précisé.
Par ailleurs, le Dr Mérabet a déploré le maintien de la suspension de trois délégués du Snpsp.
Il s´agit du Dr Mlik, responsable local du Snpsp à Tougourt (dans la wilaya de Ouargla), le Dr Ghanem et le Dr Kehhoul, respectivement, présidente et membre du bureau local du Snpsp au centre sanitaire Sidi M´hamed-Bouchenafa (Alger). Décidément, le secteur de la santé nécessite une thérapie lourde.

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