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L’activité ministérielle gelée à quelques jours de la campagne électorale

Fin de mission pour le gouvernement Djerad

Le prochain Exécutif sera issu des rapports de force que génèrera la nouvelle Assemblée nationale.

C'est le clap de la fin. Au plus tard demain, c'est-à-dire à 48 heures du début de la campagne électorale, l'équipe gouvernementale doit cesser toute activité sur le terrain. Ainsi, les 36 ministres qui composent l'équipe gouvernementale doivent rester dans leurs bureaux. C'est une mesure préventive exigée par la loi en vue d'éviter toute déclaration à même d'influer le déroulement de la campagne électorale surtout que certains ministres figurent dans les états-majors des partis qui concourent à ce scrutin. La loi électorale stipule bien dans son article 83 qu'il est strictement interdit d'utiliser les biens et les moyens appartenant à une personne morale privée ou publique ou tout autre structure étatique à des fins de campagne électorale. Il est donc tout à fait normal que les ministres observent «un silence politique» après s'être dépensés sur le terrain. Depuis la semaine dernière, au moins 10 ministres ont investi le terrain pour des visites de travail. L'activité la plus en vue a été celle du ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Tarek Belaribi. À Béjaïa, le ministre a présidé avant-hier, une cérémonie de remise de clés à quelque 3016 acquéreurs de logements Aadl dans une ambiance de joie et de satisfaction tant cette attribution était attendue des années durant. 20 ans après, le rêve tant caressé par les souscripteurs acquéreurs se réalise enfin. La remise des clés des logements Aadl réalisés au niveau du pôle urbain d'Ighzer Ouzarif a eu lieu, hier, en présence des autorités civiles et militaires, des représentants des deux associations d'acquéreurs de Béjaïa (Aadl 1 et Aadl 2) et bien évidemment des 35 acquéreurs choisis pour la circonstance. Dans le sillage de cette campagne électorale, le Premier ministre a instruit, mardi dernier, les membres de son gouvernement, les walis à permettre aux fonctionnaires des administrations et d'entreprises publiques concernés par les élections du 12 juin de bénéficier d'un congé à partir d'aujourd'hui en vue de s'adonner à leur campagne électorale. Cela étant, que retiendra-t-on du passage du technocrate Abdelaziz Djerad à la tête du gouvernement?
Une absence de perspectives? Un manque de punch? Une mollesse dans la prise de décision? Ou toutes ces tares à la fois? Il y a en revanche, une certitude: les conséquences de la crise ont été bien plus que sanitaires, mais autant économiques et sociales qu'humaines. Si le Premier ministre a accusé une faible célérité dans l'exécution de la feuille de route que lui a tracée le président, avouant ainsi un semi-échec durant ces 18 mois d'exercice sur le terrain, c'est qu'il a toutes les raisons d'évoquer un état de grâce. Jamais depuis l'indépendance du pays en 1962, un gouvernement n'a été soumis à une situation aussi complexe.
Déjà amoindrie par la chute brutale des prix du pétrole subie en 2014, la situation économique s'est gravement détériorée au cours de sa «gouvernance» par une série de chocs pour frôler la catastrophe avec la crise sanitaire. Mais cela n'exonère pas l'Exécutif de ses responsabilités.
Evaluant le travail du gouvernement dès son retour d'Allemagne après des soins, le président Tebboune a publiquement fait part de son mécontentement à l'égard de certains départements ministériels en évoquant des défaillances, ou encore des ministres dont il n'est pas satisfait.

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