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Ils ont pressé l’Exécutif lors du débat sur le PLF 2024

Des députés «toutes griffes dehors»

Certains ont demandé si le gouvernement aurait prévu des mesures alternatives «en cas de chute brutale des prix du pétrole».

Le débat sur le projet de la loi de finances pour l'exercice 2024 s'est poursuivi, hier, à l'APN. Les présidents des groupes parlementaires devront intervenir durant la séance de l'après-midi pour ouvrir la voie au ministre des Finances afin qu'il réponde aux questions des députés. La liste des intervenants comportait 238 inscrits.
La majorité des interventions, faites, hier, devant un hémicycle quasi vide, sont axées beaucoup plus sur les préoccupations locales que sur le contenu du projet de loi de finances pour l'exercice 2024. Ces revendications portaient surtout sur la levée du gel des projets de réalisation de tramway, de Centres-hospitalo-universitaires (CHU), de routes, acquisition des accélérateurs pour les centres anticancer, etc». Dans ce sillage, un député du RND a déploré «la multiplication de fonds d'affectation spéciale inscrits dans la présente loi», ce qui, selon lui, «contredit le plan d'action du gouvernement qui avait prévu d'en limiter le nombre». Il a également regretté «la hausse des dépenses non prévues». À titre de rappel, les dépenses imprévues, correspondent au montant non assigné relevant du portefeuille de programmes des finances qui s'élève à 1 920,39 milliards de dinars en autorisation de programme et en crédit de paiement.». Tout en évoquant l'augmentation significative du budget de l'Etat, ayant atteint plus de 111 milliards de dollars, certains députés, à l'image de celui du groupe parlementaire du FLN, ont demandé au ministre des Finances «si le gouvernement aurait prévu des mesures alternatives en cas de chute brutale des prix du gaz et du pétrole». L'intervenant a regretté «l'exclusion de l'octroi de l'allocation chômage de la catégorie de plus de 40 ans». «Où va l'argent des vignettes automobiles?», se sont interrogés de nombreux élus, soulignant que «les recettes provenant de la vente de ces vignettes ne servent pas à grand chose, vu l'état de nos principales infrastructures routières qui ne cessent de se dégrader».
Plusieurs députés ont, par ailleurs, salué le fait que «le projet de loi de finances ait renforcé le caractère social de l'État, en prévoyant notamment l'augmentation des salaires, des allocations et des pensions de retraite. Dans ce contexte, un député du front El Moustakbel a salué «les décisions du président, contenues dans le PLF de l'exercice 2024, relatives à l'augmentation des salaires et des pensions, ainsi que la réalisation de 50 000 unités de logements, toutes formules confondues». Les intervenants ont également appelé à «la nécessité de concrétiser l'instruction du chef de l'Etat relative à la numérisation, en lui consacrant d'importantes enveloppes budgétaires». Un député issu du front El Moustakbel a, quant à lui, mis en garde contre «les conséquences qui peuvent découler de la hausse des dépenses publiques sur fond de déficit budgétaire important...». Un autre député, du FLN, a plaidé de «la baisse de la TVA et de l'IBS pour atténuer l'ampleur de la fraude fiscale...». Au deuxième jour du débat, les députés ont relevé la faiblesse des dotations financières allouées à la numérisation. Par ailleurs, un député du FLN a préconisé de consacrer des budgets spéciaux aux 10 nouvelles wilayas, lesquelles, dit-il, «sont à considérer comme des zones d'ombre, car dépourvues d'infrastructures de base». Un autre député, toujours du FLN, a critiqué la suppression de la TAP, qui risque de tirer vers le bas les revenus des communes. Le même intervenant a appelé à revoir l'article 116 du PLF 2024, relatif à la création d' un compte spécial du Trésor (public) intitulé: «Fonds des calamités naturelles et des risques majeurs», qui sera alimenté, entre autres, par des organismes d'assurances et de réassurance. «Cela risque de contribuer à l'augmentation des prix de divers biens et services», a-t-il estimé. Comment le gouvernement compte-t-il financer le déficit budgétaire et limiter la dévaluation de la monnaie nationale? C'est une question posée par de nombreux députés. Ceux-ci étaient, en outre, unanimes à soutenir que «la numérisation ne doit pas rester un slogan creux», tout en appelant à «l'accélération du processus de la mise en place de l'administration numérisée et sa généralisation, notamment dans le secteur financier, qui sont à même de contribuer au décollage économique du pays. Un député issu du groupe El Ahrar a mis en avant l'impératif d'accélérer la numérisation des services financiers, à l'instar des services des impôts, du Domaine national et des douanes», une numérisation qui devra, a-t-il dit, «contribuer à éradiquer différentes formes de fraude fiscale».

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