L'Expression

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Ce qui a changé en politique…

Dans son approche, le président de la République a toujours œuvré à crédibiliser l’action partisane.

Le Mouvement de la société pour la paix affiche clairement ses ambitions. Fidèle à une démarche qu'il s'impose depuis sa création, le parti de feu Mahfoud Nahnah n'en démord pas. Ce parti islamiste qui a toujours misé sur le temps long a réussi à se faire une «carte de visite» solide dans le paysage politique national. Malgré les crises qu'il a subies, les divisions, ses élites qui ont tenté des aventures partisanes en dehors de son socle, le parti a gardé dans son giron l'essentiel de ses cadres et élus. Il a vu trois présidents se succéder à sa tête avant que la direction n'échoit à Abdelali Hassani. Passé maître en contraction d'alliance, le MSP est sans doute la seule formation politique qui en a réalisé deux. Au pouvoir d'abord et à l'opposition ensuite. De ces deux expériences, il a retenu l'essentiel, à savoir que la stabilité est la meilleure alliée d'une formation politique. Très prudent dans la formulation de tout positionnement politique, le parti fondé par feu Mahfoud Nahnah a su éviter les pièges de la radicalisation et n'a manqué aucune échéance électorale. Cela lui a rapporté les fonds publics qui lui ont permis de gérer sa complexe structure. Mais plus encore, ses participations lui ont permis de disposer, aujourd'hui, d'un réservoir de cadres qui lui permet de talonner le RND et le FLN. Deux partis qu'il connaît parfaitement pour avoir fait un bout de chemin avec eux au sein d'une alliance présidentielle qui, quoi qu'on dise, est une expérience unique dans les annales de la République.
C'est cette expérience de gestion et les leçons qui en ont découlé qui mettent, aujourd'hui, le MSP dans une posture de parti sérieux susceptible de compter dans la cartographie partisane future de l'Algérie. Ces dirigeants en ont certainement conscience. Ils en déduisent en tout cas, la nécessité de poursuivre sur leur lancée, à savoir respecter les institutions du pays, contribuer à chaque pierre mise sur l'édifice de la nouvelle Algérie. Il va sans dire que les aspects idéologiques sont encore fondamentaux dans le discours et la démarche du parti dans sa perception de l'exercice du pouvoir et du rapport à la société. Même les questions de libertés individuelles et collectives divergent quelque peu avec d'autres courants politiques. Sous couvert de la Constitution du 1er novembre 2020 et les lois organiques qui en ont découlé visant à encadrer l'activité politique, le MSP, dont le patron a été plusieurs fois reçu en audience par le président de la République prend conscience des avancées. Celles-ci, exprimées clairement par le chef de l'État à chaque échéance, donnent la coloration de plus en plus démocratique de la pratique politique algérienne. Le président Tebboune qui n'entend pas céder aux «charlatans» de la politique qui cherchent à fragiliser l'édifice sociopolitique du pays, a rencontré plusieurs chefs de partis et montré un intérêt certain à développer l'autonomie partisane. La perception qu'a Abdelmadjid Tebboune de la mission d'un parti politique s'accorde parfaitement avec le modèle démocratique que la nouvelle Algérie construit de jour en jour. La promotion de la société civile et le crédit porté à la classe partisane qui a toujours trouvé ouvertes les portes de la présidence de la République, illustrent si besoin la volonté présidentielle de crédibiliser l'action politique. Cette détermination s'en est trouvée renforcée, lorsque le chef de l'État a effectivement créé les conditions légales qui ont ouvert les portes de l'activisme politique aux jeunes et aux femmes. Cela a permis un processus de renouvellement de la classe politique et, partant, apporté une fraîcheur aux institutions. 

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