L'Expression

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Agressions et inquisitions contre ceux qui portent des slogans hostiles aux islamistes

Attention au dérapage!

Les agressions et les menaces ont aussi visé les marcheurs et les manifestants qui ont hissé des pancartes exprimant le rejet de l’Etat islamiste et théocratique.

Les décantations ne cessent de se faire manifester dans la «dynamique» du Mouvement populaire.
La dernière manifestation du «Hirak» a laissé entendre que les manifestants ne sont pas du tout homogènes. L'hétérogénéité a eu le dessus sur les marches et les manifestations du Mouvement populaire historique du 22 février 2019. Est-ce une tournure qui veut en découdre avec le Mouvement populaire initial? S'agit-il d'un détournement du mouvement et de son squat de l'élan populaire et de ses rêves pour le changement pacifique et démocratique et de justice sociale?
De prime abord, il faut revenir à la genèse du Mouvement populaire. C'était un moment de ras-le-bol et de colère contre un cinquième mandat d'une poignée de l'oligarchie qui s'est emparée de la République pour imposer son diktat et ses desiderata. Les slogans étaient tous identiques et ils se faisaient clamer en synergie par la majorité des manifestants qui sont sortis massivement en hissant le mot d'ordre « Non au cinquième mandat.. Djeïch echaâb khawa khawa».
La revendication principale qui revenait dans chaque manifestation hebdomadaire, c'était «Algérie libre et démocratique». Donc, il y avait une symbiose et une harmonie qui s'exprimaient clairement et nettement.
Cette période caractérisée par l'euphorie du changement du régime et de la mise au placard des symboles du système de Bouteflika et de son oligarchie, à commencé petit à petit à céder la place à des slogans et des manifestations où la présence des islamistes radicaux de l'ex-FIS se faisait sentir.
La dernière manifestation du vendredi s'est distinguée par la montée des scènes de violence et des attaques verbales et autres insultes et de noms d'oiseaux. Les journalistes dans leur quasi-majorité ont été la cible de groupes investissant le «Hirak». Les représentants des médias qui ont été tabassés et agressés n'ont pas à cru ce qui est arrivé. C'est pour la première fois depuis la première manifestation historique du Mouvement populaire qu'une telle attitude violente se fait montrer avec une telle synchronisation et organisation. Les agressions et des menaces ont aussi visé les marcheurs et les manifestants qui ont hissé des pancartes exprimant le rejet de l'Etat islamiste et théocratique aux côtés du slogan Etat civil comme une continuité qui remet en cause y compris l'islamisme comme un élément parmi d'autres qui ont contribué dans l'exacerbation de la crise et de la violence dans le pays depuis plusieurs décades.
Les pancartes hostiles aux islamistes radicaux et les sbires du Rachad subissaient des attaques et des agressions et des réactions épidermiques de la part des affidés de la nébuleuse islamiste à telle enseigne que certains d'entre eux ont osé s'attaquer aux manifestants qui scandaient les slogans anti-Rachad et hostiles aux islamistes radicaux et leurs sbires.
La dernière manifestation du vendredi a montré une scène de bipolarisation qui risque dans les prochaines marches se transformer en des affrontements physiques violents. Le syndrome de la décennie noire des années 90 du siècle écoulé risque de se reproduire au vu des agissements dictatoriaux de la nébuleuse islamiste du Rachad au sein du Mouvement populaire.
La dichotomie est en train de prendre de l'ampleur au sein du Mouvement populaire. Cette triste réalité va capoter l'élan qui a tant fait rêver la majorité des Algériens et des Algériennes qui a cru en ce sursaut salvateur pour entamer une nouvelle étape faite de changement fondé sur les valeurs démocratiques et de justice sociale et la tolérance et la vraie pluralité.
L'incursion de la nébuleuse islamiste du Rachad et ses alliés en quête d'une réhabilitation au sein du «Hirak» ont sabordé l'élan populaire et plus grave que ça, Il sont réussi à faire fuir la majorité des algériens et des algériennes qui croyaient en une Algérie nouvelle faite de progrès et d'union nationale et de démocratie.
Ce rêve vient d'être écorné par les obscurantistes totalitaires qui veulent imposer un seul son de cloche, celui d'un projet nihiliste et mortifère où les autres voix et les autres sons n'ont pas le droit au chapitre.

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