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Bouira célèbre la Journée de la presse

Ahmed Fattani reçu en hôte d’honneur

«L’Algérie est l’un des rares pays dans le monde à avoir disposé, à un moment de son histoire, de 160 quotidiens.»

Comme chaque 3 mai, le monde célèbre la Journée internationale de la presse. En Algérie, l'évènement a été décalé de deux journées en raison de l'Aïd El-fitr et s'est tenu jeudi dernier, au siège de la wilaya de Bouira, en présence des journalistes locaux. Abdeslam Lakhal Ayat, wali de Bouira, a rendu un vibrant hommage aux hommes et femmes de la presse nationale. Ahmed Fattani, natif de la wilaya de Bouira, fut reçu en invité d'honneur et honoré pour son riche parcours en tant que journaliste et éditeur respecté.
M. Fattani qui est très attaché aux valeurs et aux «sources» de sa culture, a ainsi répondu favorablement à l'invitation de son hôte M. Lakhal Ayat qui a parrainé à l'occasion une journée d'étude s'articulant autour du thème: «Le journalisme sous l'emprise du numérique». Une thématique d'ailleurs retenue, cette année, par les Nations unies. Le patron du quotidien L'Expression,, a expliqué que les médias algériens ne peuvent échapper à la réalité actuelle; à savoir celle que posent les nouveaux défis à la presse et aux journalistes, appelés à travailler ensemble à l'identification de solutions. Il a alors indiqué que les prémices de la révolution 4.0 et son impact sur le quatrième pouvoir étaient déjà visibles en 2006, lorsqu'en visite de travail aux USA et sur invitation de l'ambassade US à Alger, il eut à se rendre aux fiefs de prestigieux titres de la presse américaine comme le Washington Post ou le Chicago Tribune. «C'est en compagnie du défunt Ali Fodil, patron alors d'Echourouk que j'apprenais que la digitalisation commençait à produire ses premiers effets aux Etats- Unis.
De l'aveu même de patrons de titres US, des publications avaient perdu 6% de leur lectorat. C'était en 2006.» «L'onde de choc a fini par atteindre le monde entier et nous la ressentons aujourd'hui, en Algérie, où, le phénomène est bien réel», a-t-il poursuivi. Si l'imprimerie inventée par Gutenberg a permis de libérer les énergies et les consciences, durant six siècles, le journalisme amorce, aujourd'hui, une nouvelle ère. «Le monde évolue et nous devons nous assumer pour poursuivre le chemin en Algérie, l'un des rares pays dans le monde à avoir disposé, à un moment de son histoire, de 160 quotidiens. Il fallait passer par là et à ce jour je peux dire que nous avons épousé ce tournant avec beaucoup de succès», a étayé M.Fattani. En gourou de la communication, il a également confié: «Nous pouvons aisément dire que nous nous positionnons merveilleusement bien dans le gotha du Monde arabe en matière d'information. L'Algérie est même devenue exportatrice de talents, notamment dans le très convié créneau de l'audiovisuel, marqué à jamais par des stars de l'écran bien algériennes et dont le monde a profité et en profite encore», a-t-il fait savoir renvoyant à ces pépites de l'écran qui gravitent sur les chaînes satellitaires que ce soit en Orient ou en Occident. «La Télévision algérienne a donné de bons produits au monde», a-t-il rappelé. Tout en invitant les universitaires à se pencher sérieusement sur la question de la digitalisation et son impact sur les médias, il a rappelé le précieux apport du président de la République Abdelmadjid Tebboune qui a eu à approcher et à vivre les problèmes de la communication en qualité de ministre de la Communication et de la Culture en 1999, et qui a le mérite d'initier un nouveau regard sur la loi, relative à la communication, laquelle a été promue en 2012. «Le Président a pris la décision d'élaborer un nouveau projet en ce qui concerne la presse écrite d'une part, tout en faisant le distinguo avec l'audiovisuel. Une décision bienvenue car saluée par tous les professionnels et tous les Algériens. Cette loi ne peut que mettre l'Algérie au diapason du monde et la placer à la croisée des chemins de l'information moderne. Selon Ahmed Fattani, la libéralisation du champ de l'audiovisuel suscite un débat particulier. Il a, alors, au titre du chapitre de l'audiovisuel, mis en garde contre certaines dérives, dont celle de sombrer dans l'amateurisme. La nouvelle génération de journalistes qui voit le monde autrement a désormais son propre combat à mener, sa propre aventure à vivre, a enfin conclu M. Fattani. 

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