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Le projet de loi de finances 2024 devant les députés, aujourd’hui

87.000 postes d’emplois à la clé

Les dépenses d’investissement public représentent 18% du volume global des dépenses(15.275 milliards de DA).

Le projet de loi de finances 2024 sera débattu, aujourd'hui, par les députés. Ce texte prévoit, notamment la création d'environ 87 000 postes d'emploi, dont 20 000 postes vacants. Ainsi, les dépenses du personnel s'affichent en pole position au chapitre des dépenses avec «un montant de 5 155,67 milliards de dinars en autorisation d'engagements et en crédits de paiement, représentant 33,8% du total des crédits de paiement pour 2024. Elles enregistrent une augmentation «de 674,59 milliards de dinars comparativement aux crédits de la loi de finances rectificative pour l'année 2023». Selon le même texte, ces crédits couvrent essentiellement, «la prise en charge de l'incidence financière de l'ouverture de postes décidée par les pouvoirs publics au cours de l'exercice 2023». Il s'agit de 26 475 postes créés dans l'Education nationale, de 4 800 postes de l'enseignement supérieur dans le cadre du recrutement des titulaires des diplômes du magistère et de doctorat, de l'ouverture de 37 252 postes budgétaires supplémentaires, dont 15 809 postes pour la santé, 10 000 pour l'éducation, 5 980 pour l'agriculture, 2 000 postes pour la solidarité et 1 057 pour les affaires religieuses. Les postes vacants à pourvoir sont 20 509 postes, dont des fonctionnaires et contractuels. Le texte prévoit également la levée du gel des promotions sur la base d'examens professionnels des effectifs concernés (280 625 fonctionnaires) avec un montant global de 29,6 milliards de dinars, réparti à hauteur de 11,8 milliards de dinars pour 2023 et 2024 (40%) et de 5,9 milliards de dinars pour 2025 (20%). En outre, d'après le même projet, un montant de 578 milliards de dinars est destiné à la révision de la grille indiciaire des salaires au profit de 2,86 millions de fonctionnaires et agents publics. Concernant la masse salariale, le PLF l'a évaluée à 5 275 milliards de dinars pour 2024 contre 4 629 milliards de dinars pour l'exercice 2023. Elle représente, de ce fait, «34,5% du budget général de l'État, estimé à plus de 112 milliards de dollars». Les dépenses non prévues, de leur côté, sont estimées, selon ledit projet à 1 920,39 milliards de dinars. Il est expliqué dans le texte que ces dépenses imprévues «correspondent au montant non assigné relevant du portefeuille de programmes des finances qui s'élève à 1 920,39 milliards de dinars en AE et en CP...». Outre la couverture des dépenses imprévues pour ledit exercice financier, elles permettent «de couvrir les dépenses induites par les décisions prises relatives à la révision des statuts particuliers de certains secteurs (Enseignement supérieur, la santé, l'Education nationale et les imams), la révision des pensions des moudjahidine et ayants droit, la poursuite des efforts de rattrapage au profit des wilayas décidées par les pouvoirs publics en matière d'investissement». Par ailleurs, ces dépenses couvrent «les frais de préparation et d'organisation de l'élection présidentielle 2024 pour un montant de 45 milliards de dinars, sachant que 10 milliards de dinars sont portés à l'indicatif du portefeuille de programme de l'Autorité nationale indépendante des élections(Anie)». Les dépenses d'investissement sont d'un montant de 2894,58 milliards de dinars en autorisation de paiements et d' un montant de 2 809,36 milliards de dinars en (CP), représentant respectivement 18,9% et 18,4% du total des crédits du budget de l'État. De même, il a été prévu des recettes de 9.105,3 milliards de DA, un déficit budgétaire de 6170,0 milliards de dinars et un déficit du Trésor représentant -7073,2 milliards de dinars (-19,9% du PIB) en 2024. 

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