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L'ex-wali de Tipaza rattrapé par la justice

10 Ans de prison ferme requis

Placé actuellement en détention à l'établissement pénitentiaire de Koléa, Moussa Ghellai a été condamné, en juin 2020, à 12 ans de prison ferme dans l'affaire de l'ex-Dgsn.

Le procureur de la République près le tribunal de Sidi M'hamed a requis, hier, une peine de 10 ans de prison ferme, assortie d'une amende d'un million de dinars à l'encontre de l'ancien wali de Tipaza, Moussa Ghellai, poursuivi pour corruption et octroi d'indus avantages. Le parquet a également requis l'interdiction de candidature pour une durée de 10 ans à son encontre, et ce à compter du premier jour d'exécution de la peine. Par ailleurs, il a requis une peine de six ans de prison ferme, assortie d'une amende d'un million de dinars à l'encontre de l'ancien directeur des Domaines de la wilaya de Tipaza, Ali Bouamrirane et une interdiction de candidature pour une durée de 10 ans. Des peines allant entre 2 et 5 ans de prison ferme, assorties d'une amende d'un million de dinars, ont été requises à l'encontre des autres accusés, à savoir des cadres des ministères de l'Industrie, du Tourisme et de l'Environnement, de la wilaya de Tipaza. Dans la même affaire, le procureur de la République a requis une amende d'un million dinars à l'encontre de chacun des trois investisseurs ayant obtenu des marchés en violation de la loi en vigueur, avec leur exclusion des marchés publics pour une durée de cinq ans. Le procureur de la République a requis également la confiscation des capitaux et des biens saisis au cours de l'enquête. L'ancien wali est poursuivi dans des affaires de corruption, avec nombre de responsables, notamment pour octroi de marchés, en violation de la loi, dont le projet d'investissement pour la réalisation d'un parc d'attractions dans la wilaya de Tipaza, d'un parking automobile, d'une chaîne de refroidissement et d'une usine d'emballage de fruits et légumes sur des terrains classés «agricoles». Les mis en cause sont poursuivis également pour dilapidation de deniers publics et abus de fonction. Lors de son audition, l'ancien wali, premier accusé à comparaître, a rejeté toutes les accusations retenues contre lui et a répondu, concernant l'octroi du terrain «classé «agricole», pour la réalisation d'un parc d'attractions, que le lot de terrain avait été placé sous la responsabilité de la direction de l'environnement pour la création d'un projet de parc d'attractions en vertu d'un marché public d'un montant de 160 millions de DA avant même son installation au poste de wali de Tipaza.
Un fois à la tête de la wilaya, il a indiqué avoir procédé à la mise en place d'un cahier des charges et à la formation d'une commission chargée de l'élaboration de ce projet, où «un investisseur a décroché le marché de manière légale», a-t-il poursuivi, ajoutant qu' «il s'agit là des mêmes procédures adoptées concernant le lot de terrain qui se trouve à l'intérieur d'une zone d'expansion touristique (ZET) en face de la plage de Chenoua et du projet d'investissement octroyé à la personne morale «démarque plus» pour la réalisation d'un projet de chaîne de refroidissement et d'une usine d'empaquetage de fruits et légumes». À rappeler enfin que l'ancien wali de Tipaza Moussa Ghellai est placé actuellement en détention à l'établissement pénitentiaire de Koléa. Il a été condamné, en juin 2020, par le tribunal de Boumerdès, à 12 ans de prison ferme, pour «détournement de foncier agricole» et «trafic d'influence». Il avait comparu avec l'ex-DG de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, également condamné à la même peine et l'ex-wali de Tipaza, Abdelkader Kadi, condamné, quant à lui, à 10 ans de prison. L'affaire concerne l'octroi d'une concession agricole de 1400 m2 pour un projet industriel, à Chafik Hamel, fils de l'ancien directeur général de la Sûreté nationale, condamné à une peine de 3 ans de prison. Plusieurs autres prévenus, dont l'ancien ministre des Finances Hadji Baba Ami, et l'ancien chef de la sûreté de wilaya de Tipaza Salim Djaïdjai ont été condamnés respectivement à 4 ans de prison avec sursis et à 3 ans de prison ferme. Le verdict a été cassé par la Cour suprême, l'affaire a été renvoyée devant la cour de Boumerdès et devait être examinée, le 24 juin dernier, mais elle a été ajournée à la prochaine session. 

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