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Grandeur et décadence du royaume marocain

Mohammed VI : l’héritier du déclin

Voulant faire de son pays, sans pétrole, un aigle tutoyant les sommets de l’économie africaine, Mohammed VI l’a réduit à un Etat narcotique où prolifère le tourisme sexuel et offert à la solde du lobby sioniste.

Qui peut répondre à la question: où va le Maroc? Personne y compris le roi Mohammed VI himself. Après 20 ans de règne, les illusions s'évaporent et le roi avoue son cuisant échec en reconnaissant, il y a quelques mois, que le modèle de développement du Maroc est totalement à revoir. Dans les discours enjolivés des dirigeants marocains, tout allait bien. En 2020, une croissance de 3,5 a été prévue et le taux de chômage fixé à 9,2%. Mais on se rend compte très vite que le Maroc de 2020 souffre de l'intérieur. Des organismes comme le Pnud (Programme des Nations unies) qui échappent à l'emprise du lobbying, ne mentent pas. Ainsi, selon le Pnud, le Maroc a été classé fin 2019 à la 121e place en terme de développement humain, très loin derrière l'Algérie qui elle a été classée à la 82ème place et la Tunisie à la 9ème. Cette 121e place traduit une terrible réalité cachée à dessein: il y a plus de 10% de Marocains qui sont dans une situation de pauvreté extrême, totale, dans le dénuement absolu. Méchant Pnud!
De quoi irriter l'élite marocaine, qui, vantant les mérites du royaume, insiste souvent sur les situations peu reluisantes de son voisin de l'Est, l'Algérie.
C'est à cette situation à laquelle est parvenu le Maroc de l'icône des mouvements indépendantistes luttant contre le colonialisme, le Rifain Abdelkrim El Khatabi. C'est ainsi qu'est devenu le royaume du souverain Mohammed VI. Ce génie de la politique qui croisait le fer avec le général de Gaulle et qui a séduit en s'opposant au le nazisme et en refusant d'appliquer à «ses sujets juifs» les lois racistes de Vichy. Il entame son règne discrètement en 1927, comme sultan inconnu de ses sujets, qu'il terminera à sa mort, en 1961, comme le monarque le plus adulé de l'histoire du Maroc. C'est à cet état à auquel est parvenue la patrie de Mehdi Ben Barka, cet idéologue prolifique et rassembleur, charismatique qui fascine toujours. Cet opposant, l'un des crimes politiques les plus marquants du siècle dernier, ne pouvait pas disparaître de l'histoire du Maroc d'un simple trait de plume.
Ils sont très nombreux, les Marocains qui se revendiquent encore de l'héritage politique et intellectuel de celui qui fut l'interlocuteur de Gamal Abdel Nasser, Mao Zedong, Ahmed Ben Bella, Kenneth Kaunda ou Ernesto «Che» Guevara. Voulant faire de son pays, sans pétrole, un aigle tutoyant les sommets de l'économie africaine, Mohammed VI l'a réduit à un Etat narcotique où prolifère le tourisme sexuel et offert à la solde du lobby sioniste. Telle est l'histoire simple et brève de l'aigle royal jusqu'au jour où il chute dans les basses-cours...

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