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Cédéao

Les dirigeants ouest-africains en sommet à New York sur des dossiers brûlants

Les leaders de la Cédéao se sont réunis plusieurs heures, jeudi soir, à New York dans un climat envenimé entre certains de ses membres. La rencontre avait été précédée par les invectives des autorités de transition guinéenne contre le président en exercice de l'organisation.

Les dirigeants des États ouest-africains réunis en sommet extraordinaire, jeudi soir, à New York ont décidé de prendre des «sanctions progressives» contre la junte militaire en Guinée face à l'inflexibilité des militaires pour une date de retour des civils au pouvoir. «Nous avons décidé de prendre des sanctions contre la Guinée», a déclaré le président de la commission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) Omar Aliou Touray, après un sommet à huis clos à New York, en marge de l'Assemblé générale de l'ONU. Selon un document résumant cette réunion de chefs d'Etat, «il a été arrêté la prise de sanctions progressives sur des individus et contre la junte guinéenne».»Très rapidement, le président en exercice de la Cédéao et le président de la commission de la Cédéao vont établir une liste de personnes à sanctionner et, de manière graduelle, appliquer ces sanctions», selon ce texte confirmé par plusieurs participants. Les leaders de la Cédéao se sont réunis plusieurs heures jeudi soir à New York dans un climat envenimé entre certains de ses membres. La rencontre avait été précédée par les invectives de la junte guinéenne contre le président en exercice de l'organisation. Tous les dirigeants ouest-africains réunis à New York - à l'exception du Mali, de la Guinée et du Burkina dirigés par des autorités de transition et suspendus de la Cédéao - ont également réclamé la libération de 46 militaires ivoiriens détenus au Mali, ce qui avait déclenché une grave querelle entre les deux pays. ««Nous condamnons l'arrestation des militaires ivoiriens. Mardi, la Cédéao dépêchera au Mali les présidents du Ghana, du Togo et du Sénégal pour obtenir leur libération. (...) L'heure des coups d'Etat est révolue», a martelé Omar Aliou Touray.
Réunis à maintes reprises ces dernières années sur le continent autour des crises multiples qui ont secoué la sous-région, ils devaient exceptionnellement tenir un sommet en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Les dirigeants sont censés chercher une issue à la grave querelle ouverte entre le Mali et la Côte d'Ivoire, dont 46 soldats sont détenus à Bamako depuis juillet. Ils ont discuté de la nécessité ou non à ce stade de sanctionner le projet des militaires guinéens de rester trois ans à la tête du pays jusqu'à des élections. Ce sommet, le énième depuis deux ans et un coup d'Etat au Mali qui devait en appeler trois autres en Afrique de l'Ouest, devait à nouveau mettre en branle une machinerie complexe d'alliances et d'antagonismes anciens ou plus récents entre les 15 pays membres. La Côte d'Ivoire avait appelé il y a huit jours à la tenue d'un tel sommet «dans les meilleurs délais» devant l'aggravation du contentieux avec le Mali. Un responsable de la présidence ivoirienne avait déclaré alors que la Cédéao n'aurait d'autre solution que de prendre des sanctions contre le Mali si l'affaire n'était pas réglée d'ici là. Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso sont absents des discussions. Les trois pays dirigés par des autorités de transition sont suspendus des organes de la Cédéao. Le Mali a indiqué qu'il n'était «nullement concerné» par la saisine ivoirienne de la Cédéao. Quant à la direction guinéenne, elle a dénigré jeudi avec virulence un sommet qui, en se tenant loin de l'Afrique, offre aux détracteurs la possibilité «de ne pas nous prendre au sérieux» selon elle. Elle a agoni le président en exercice de la Cédéao, le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo. Ce dernier avait prévenu mercredi que la Guinée allait au-devant «de lourdes sanctions» si l'armée persistait à vouloir se maintenir au pouvoir pendant trois ans. Lors d'une réunion jeudi après-midi avec les membres de la Cédéao, et l'Union africaine, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est alarmé du fait que «la crise sécuritaire au Sahel représentait une menace mondiale».

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