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Afghanistan

Le vice-Premier ministre taliban dément des rumeurs sur sa mort

Le gouvernement formé par les talibans à Kaboul n'est pas représentatif de tous les Afghans, a déploré, hier, l'Iran, inquiet des retombées du conflit en Afghanistan voisin qu'il avait appelé «toutes les parties» à négocier un gouvernement «représentatif de la diversité» du pays.

Le vice-Premier ministre et cofondateur des talibans, Abdul Ghani Baradar, a publié, hier, un message audio pour démentir des rumeurs qui le disaient mort ces dernières heures sur les réseaux sociaux.Le mollah Baradar, nommé la semaine dernière numéro deux du gouvernement mené par le mollah Mohammed Akhund, a dénoncé cette «fausse propagande» dans un message publié sur des comptes officiels talibans. La rumeur de sa mort à la suite d'une fusillade entre clans talibans rivaux au palais présidentiel de Kaboul a été reprise sur les réseaux sociaux, notamment en Inde, qui dénonce régulièrement l'ingérence de son rival pakistanais, très proche de certaines factions des talibans, dans les affaires afghanes. «Des informations publiées dans les médias ont annoncé ma mort. J'étais ces derniers jours en déplacement. Et là où je suis en ce moment, nous allons bien, avec mes frères et amis», déclare le mollah Baradar dans ce message. «Les médias diffusent toujours de la fausse propagande. En conséquence je démens fermement tous ces mensonges, et vous confirme à 100% que nous n'avons ni différend ni problème», ajoute-t-il. D'autres rumeurs affirment régulièrement que le chef des talibans, le mollah Hibatullah Akhundzada, est mort depuis plusieurs années. S'il n'est pas apparu récemment en public récemment, les talibans ont annoncé il y a deux semaines qu'il était à Kandahar, la grande ville du sud afghan, berceau historique du mouvement. Des rumeurs circulant au Pakistan et en Afghanistan le disaient notamment malade du Covid-19, ou tué dans un bombardement. L'emblématique fondateur et premier leader des talibans, le mollah Omar, en fuite depuis la fin 2001, était mort en 2013. Les talibans avaient longtemps caché sa disparition, ne l'annonçant officiellement qu'en 2015, soit plus de deux ans plus tard.
Le gouvernement formé par les talibans à Kaboul n'est pas représentatif de tous les Afghans, a déploré hier l'Iran, inquiet des retombées du conflit en Afghanistan voisin qu'il avait appelé «toutes les parties» à négocier un gouvernement «représentatif de la diversité» du pays. Le gouvernement intérimaire afghan «n'est certainement pas le gouvernement inclusif que la communauté internationale et la République islamique d'Iran attendent», a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, lors d'une conférence de presse à Téhéran. La Haute-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU Michelle Bachelet s'est déclarée «déçue» hier du manque de diversité du gouvernement des talibans en Afghanistan et s'est inquiétée du traitement des femmes et de la répression de plus en plus violente des voix dissidentes. «Je suis déçue par le manque d'inclusion de ce que l'on appelle le gouvernement de transition, qui ne comprend aucune femme et peu de membres non pachtounes», a souligné Mme Bachelet, à l'ouverture de la 48ème session du Conseil des droits de l'homme à Genève. Tous les membres de ce gouvernement dirigé par Mohammad Hassan Akhund, un ancien proche collaborateur du fondateur du mouvement taliban, le mollah Omar, décédé en 2013, sont des talibans. Elle s'est également déclarée inquiète en raison du fait que «contrairement aux engagements des talibans de maintenir les droits des femmes, ces trois dernières semaines les femmes ont au contraire été progressivement exclues de la sphère publique».Mme Bachelet a également dénoncé les recherches en «porte-à-porte» de membres de l'ancien gouvernement, de militaires ou de gens ayant travaillé avec les forces étrangères stationnées dans le pays jusqu'à récemment ou encore les menaces et tentatives d'intimidation contre des ONG ou des employés de l'ONU, contrairement aux promesses d'amnistie faite par les nouveaux hommes forts à Kaboul. «Dans certains cas, les responsables ont été relâchés, dans d'autres on les a retrouvés morts», a-t-elle lancé, dénonçant également la répression «de plus en plus violente» de manifestations pacifiques à travers le pays ainsi que des journalistes qui les couvrent. Elle a réitéré ses appels au Conseil à mettre en place un mécanisme spécifique permettant de suivre de près l'évolution de la situation des droits humains dans le pays et de tenir le Conseil informé.

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