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Le gouvernement malien appelle à manifester contre les sanctions de la Cédéao

Le Sahel sous haute tension

Avec des mesures symboliques telles que la fermeture des frontières et le rappel des ambassadeurs auprès des autres pays membres de la Cédéao, le gouvernement du Mali a appelé, hier, la population à manifester vendredi son soutien aux autorités de la transition issues du double putsch qui a plongé le pays sahélien dans une situation anticonstitutionnelle. Dénonçant le caractère «extrême» des nouvelles sanctions prises par la Cédéao lors de son récent sommet à Accra (Ghana), le Conseil des ministres malien «appelle l'ensemble de la population et de la diaspora à une mobilisation générale sur toute l'étendue du territoire national, le vendredi 14 janvier», indique un communiqué. Les autorités religieuses ne doivent pas rester en marge puisqu'il leur est demandé d'organiser des prières dans tous les lieux de culte. En outre, il est question d' «un plan de riposte pour sauvegarder notre souveraineté et préserver l'intégrité de notre territoire national», affirme le gouvernement de transition. Il faut dire que la batterie de sanctions infligées dimanche soir par la Cédéao a de quoi inquiéter la population, sachant que le Mali est déjà en proie à une grave crise sécuritaire, socio-économique et politique et cela depuis presque une décennie. De telles mesures vont ouvrir une période de grandes incertitudes et aggraver l'instabilité d'un pays confronté à de multiples défis. En punissant durement le peuple malien, car c'est de lui qu'il s'agit, avant tout, la Cédéao a pris un risque majeur pour peu que les conséquences de ses décisions ne plongent le Mali dans une tourmente et une dérive encore plus dangereuses. Sans doute, est-ce le but recherché par ceux qui voudraient contraindre les dirigeants de la transition à changer leur fusil d'épaule mais le pari est incroyablement incertain. Si le projet des dirigeants de transition pose problème, avec les cinq ou les quatre ans réclamés pour une transition qui assurerait leur maintien au pouvoir plus longtemps que prévu, il reste que l'organisation d'élections générales le 27 février prochain est, elle aussi, une «rigolade», compte tenu des nombreux obstacles auxquels se heurte le pays, au plan sécuritaire, bien sûr, mais aussi matériel et institutionnel. D'où la nécessité d'une démarche pragmatique qui concilie les exigences d'un retour à l'ordre constitutionnel, conformément aux principes qui gouvernent la Cédéao et plus encore l'Union africaine, et celles objectives du terrain. C'est à partir de ces attendus que s'impose la solution médiane, fondée sur le dialogue et la recherche permanente d'un consensus qui place l'intérêt supérieur du peuple malien au-dessus de toutes les contingences. Cela est d'autant plus urgent que le représentant spécial du secrétaire général pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel, Mahamat Saleh Annadif, a mis en garde, lundi, contre la situation sécuritaire qui demeure «complexe» et «difficile» dans toute la région sahélienne, «malgré les efforts nationaux, régionaux et internationaux» qui n'ont pas empêché les groupes extrémistes d'étendre constamment leur champ d'opération.

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