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Après une pluie de critiques et de menaces des adeptes du sionisme

Le procureur de la CPI réplique

Le procureur a essuyé une nuée de critiques et de menaces à peine voilées de la part non seulement du gouvernement Netanyahou mais aussi de l’allié inconditionnel américain.

La branche armée du Hamas a indiqué hier avoir fait «prisonniers» des soldats sionistes, suite à une embuscade, tendue samedi dernier, dans le camp de Jabalia, dans l'enclave de Ghaza. L'escouade sioniste avait pénétré dans un tunnel dans le camp de Jabalia et «tous ses membres ont été tués, blessés ou faits prisonniers», annonce le mouvement de résistance palestinien. Les fedayine se sont «emparés de leur matériel militaire» avant de faire «exploser le tunnel», a notamment précisé le porte-parole de la branche armée du mouvement, Abou Obeida. Le Hamas a d'ailleurs diffusé des images d'un soldat sioniste capturé au cours de cette opération. De son côté, l'armée sioniste a prétendu «clarifier qu'il n'y avait aucun incident dans lequel un soldat a été enlevé», sans aucune précision sur le nombre des soldats tués ou blessés.
C'est dans ce contexte que le procureur de la Cour Pénale Internationale, Karim Khan, est sorti de son silence, hier, dans une interview accordée au journal britannique Sunday Times. «Personne n'est autorisé à commettre des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité», a déclaré le procureur de la CPI, Karim Khan dans une interview parue quelques jours seulement après sa demande des mandats d'arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité contre le Premier ministre et le ministre de la Défense sionistes.
Le procureur a essuyé une nuée de critiques et de menaces à peine voilées de la part non seulement du gouvernement Netanyahu mais aussi de l'allié inconditionnel américain, tant à la Maison- Blanche qu'au Congrès ainsi que de certains pays occidentaux. Le président Joe Biden a déclaré qu'il ne saurait y avoir «aucune équivalence entre Israël et le Hamas». Partant de là, Karim Khan a tenu à souligner un fait: «Notre travail, a-t-il dit, ne consiste pas à nous faire des amis». «Nous devons souligner la valeur égale de chaque enfant, de chaque femme, de chaque civil, dans un monde de plus en plus polarisé», a ainsi argumenté le procureur britannique de la CPI qui rejette fermement le «double standards» et relève opportunément que «le monde observe la situation» à Ghaza, de telle sorte que pour l'Amérique latine, l'Afrique, l'Asie, c'est désormais «un point de cristallisation» à l'orée duquel se dessine le nouveau monde. «Les Etats puissants sont-ils sincères lorsqu'ils affirment qu'il existe un ensemble de lois, ou ce système fondé sur des règles est-il un non-sens, un simple outil de l'OTAN et d'un monde post-colonial?», interroge alors, non sans une grande pertinence, l'homme de loi qui reconnaît à l'entité sioniste «le droit de protéger sa population et de récupérer les otages» mais non pas celui de «commettre des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité». Et il en veut pour preuve le fait qu'à Ghaza, «l'eau ait été coupée, (...), que les personnes faisant la queue pour de la nourriture aient été prises pour cible». Et de conclure que «c'est l'ensemble du schéma qui est révélateur. Nous l'avons analysé de manière objective et rationnelle». En sept mois d'agression, près de 36.000 Palestiniens, en majorité des enfants et des femmes, sont tombés en martyrs dans les bombardements barbares de l'armée sioniste.

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