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Valérie Pécresse investie par la droite pour la présidentielle en France

La «femme qui gagne»

En France, les militants du parti Les Républicains appelés à choisir leur candidat à la présidentielle d'avril 2022 jeudi dernier, ont tranché. C'est l'inattendue Valérie Pécresse, représentante de l'aile sociale et libérale face au très droitier Eric Ciotti, qui a obtenu l'investiture, contre toute attente puisque nombreux étaient ceux qui attendaient Xavier Bertrand. Ces derniers jours, Mme Pécresse, passée au second tour avec son rival d'un jour, a abordé le vote de la primaire à droite dans des conditions plus que favorables, forte de nombreux ralliements qui ont fait d'elle la favorite. Au premier tour, elle a obtenu 25% des suffrages contre 25,6% pour Eric Ciotti, soit 700 voix de différence. Signe qu'au tour suivant, elle a mobilisé le vote des chiraquiens tout en cumulant les scores des candidats malheureux que sont Bertrand, Barnier et Juvin. De vendredi matin à hier 13heures, ils ont été 140 000 adhérents du parti à s'exprimer sur la plate-forme électronique et une majorité d'entre eux a choisi. Dès l'annonce du résultat, Valérie Pécresse a résumé son engagement, affirmant: «je suis une femme qui gagne et qui fait» ce qu'elle déclare, non sans promettre de tout entreprendre pour «rassembler toutes les sensibilités de la droite». Et d'observer malicieusement que «du côté de l'élysée, ils vont devoir réécrire leur scénario» d'un deuxième tour face à l'extrême droite en avril 2022.
Si le scrutin a lieu dans quatre mois, les sondages persistent à situer le candidat de la droite, quel qu'il soit, loin derrière les intouchables finalistes de la présidentielle de 2017, à savoir le président sortant Emmanuel Macron et la cheffe de file de l'extrême droite Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, ex-Front national du père déchu. Certains vont même jusqu'à positionner le polémiste d'extrême droite Eric Zemmour en troisième position, mais depuis quelques jours, il est en perte de vitesse et accumule les déconvenues aussi bien politiques que matérielles, ses financiers prenant tour à tour le chemin des écoliers.
La candidate Valérie Pécresse n'a eu aucun mal à convaincre la composante la plus large des adhérents en mettant l'accent sur son sens de «l'unité», du «rassemblement» autour d'un «projet de franche rupture et de droite assumée», au contraire de son rival Eric Ciotti qui a abusé de ses accointances avec l'extrême droite au point d'irriter de nombreux militants purs et durs de la frange gaulliste et chiraquienne, notamment. Elle est désormais la première femme à porter le blason électoral de la droite à une élection présidentielle en France et si elle réussit l'exploit de l'emporter au second tour face à l'un ou l'autre des favoris précités, elle sera, là encore, la première femme à entrer à l'élysée, ce qui va constituer un véritable séisme dans le conglomérat politique du pays où la prédominance du mâle est encore largement inscrite. En ce qui nous concerne, sa victoire est une bonne nouvelle car, en tant que présidente de la région Ile de France, Valérie Pécresse nourrit des sentiments et des ambitions qui cadrent parfaitement avec les attentes de notre pays, où elle est venue mi-décembre 2018, et de notre communauté en France.

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