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Intense activité diplomatique autour du processus politique libyen

La carte du scrutin

Depuis sa nomination en qualité de conseillère spéciale du secrétaire général des Nations unies sur la Libye et son retour sur la scène libyenne où elle a mené, tambour battant, les pourparlers du Forum de dialogue politique et ceux du comité militaire mixte 5+5, entre 2020 et 2021, la diplomate américaine Stephanie Williams tente de surmonter les obstacles intervenus avec le report des élections générales, dont la présidentielle qui focalisait toutes les attentes et les espérances du peuple libyen dans une sortie de crise tant attendue. Hier, elle était à Ankara où elle a rencontré le vice-ministre des Affaires étrangères turc, Sedat Unal, pour évoquer les derniers développements politiques en Libye et les moyens de redynamiser le processus électoral. Mme Williams a exprimé dans un tweet sa satisfaction quant au caractère «très fructueux» de ses entretiens avec les responsables turcs, tout en soulignant avoir «convenu de l'importance d'un soutien régional et international solide et global à la Libye, sur la base du progrès réalisé dans le dialogue libyen-libyen en cours». Et d'affirmer la convergence de vues sur «la nécessité de renforcer l'esprit de consensus entre les parties libyennes pour le bien commun du pays». Cela n'est pas sans rappeler la rencontre qu'elle a eue, quelques jours auparavant, avec l'ambassadeur d'Algérie à Tripoli, Slimane Chenine, à l'issue de laquelle elle avait beaucoup insisté sur le rôle important des pays voisins de la Libye pour la réussite du dialogue interlibyen et du processus politique de sortie de crise. Là aussi, elle a tweeté: «accompagnée du coordinateur de la Mission d'appui des Nations unies en Libye, M.Rizdon Zeninga, j'ai eu une rencontre fructueuse avec Son excellence l'ambassadeur d'Algérie en Libye M.Souleiman Shanine, pour discuter du dernier développement en Libye» et «nous avons souligné le rôle important des voisins de la Libye dans le soutien des trois volets du dialogue entre libyens». Il s'agit, rappelons-le, des volets politique, économique et militaire. En attendant que des éclaircies se manifestent du côté de la Chambre des représentants (Parlement) dont la commission chargée d'élaborer une nouvelle Feuille de route est toujours à pied d'oeuvre, on observe une intense activité diplomatique à laquelle s'adonnent les pays attentifs à la suite des évènements sur la scène libyenne. C'est ainsi que, jeudi dernier, l'ambassadeur et envoyé spécial américain en Libye Richard Norland a eu deux entretiens téléphoniques avec les vice-présidents du Conseil présidentiel, Moussa al-Koni et Abdallah al-Lafi, pour les assurer du soutien des Etats-Unis au processus électoral enclenché dans le cadre de la feuille de route approuvée par le Forum de dialogue politique libyen, avec l'appui du Conseil de sécurité de l'ONU. Il a évoqué la situation qui prévaut dans le sud du pays où la sécurité et l'économie sont précaires pour faire valoir sa conviction que la tenue d'élections «dès que possible» et la mise en place d'un gouvernement national unifié sont la condition majeure d'une véritable sortie de crise «au profit de tous les Libyens». Pour l'ambassadeur des Etats-Unis, son pays «soutient fermement la poursuite d'une voie pouvant conduire à des élections libres, équitables et inclusives, dans le délai initial stipulé dans la feuille de route du Forum de dialogue politique libyen». 

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