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22 martyrs près du bureau du CICR à Ghaza

L'armée sioniste intensifie les bombardements

L'agression barbare contre Ghaza depuis le 7 octobre a fait jusqu'à présent 37.431 martyrs, majoritairement des civils dont de nombreux enfants et des femmes, selon des données du ministère de la Santé.

Vingt-deux personnes sont tombées en martyrs et 45 autres blessées lors de tirs sionistes ayant endommagé le bureau du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Ghaza, qui est entouré de centaines de personnes déplacées, a indiqué vendredi soir cette organisation. Ces nouvelles exactions interviennent alors que l'armée israélienne intensifie ses frappes sur la bande de Ghaza dans lesquelles au moins 30 Palestiniens sont tombées en martyrs dans la seule journée de vendredi selon des médecins, et qu'elle a échangé de nouveaux tirs transfrontaliers avec le Hezbollah libanais. nLe Liban ne peut pas devenir «un autre Gaza», a mis en garde le patron de l'ONU Antonio Guterres, en soulignant les craintes d'un embrasement régional avec la multiplication des tirs à la frontière israélo-libanaise et les menaces brandies par Israël et le Hezbollah. Selon le CICR, les tirs de vendredi soir ont «provoqué un afflux massif de victimes vers l'hôpital de campagne de la Croix-Rouge, situé à proximité» qui «a reçu 22 morts et 45 blessés», écrit l'organisation sur X (ex-Twitter).
Le ministère de la Santé de Ghaza, territoire dirigé par le Hamas, a pour sa part fait état de 25 martyrs et 50 blessés, accusant les soldats sionistes d'avoir «ciblé les tentes des civils déplacés à Al-Mawasi», zone dans le sud de la bande de Ghaza, proche de Rafah. Selon le CICR, «tirer si dangereusement près des structures humanitaires, dont les parties au conflit connaissent l'emplacement et qui sont clairement marquées de l'emblème de la Croix-Rouge, met en danger la vie des civils et du personnel de la Croix-Rouge». Deux jours plus tîot, le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu a durement attaqué le rythme des livraisons d'armes et de munitions américaines à son armée. Vendredi, les bombardements aériens et à l'artillerie sionistes se sont intensifiés selon des témoins dans plusieurs secteurs du territoire palestinien assiégé par Israël depuis le 9 octobre.»C'était une journée difficile et très violente dans la ville de Ghaza (nord). Jusqu'à présent, environ 30 martyrs ont été transportés à l'hôpital Al-Ahli», a déclaré le dr Fadel Naïm, directeur de l'établissement. Les frappes ont aussi visé la ville de Rafah dans le sud où l'armée d'occupation sioniste a fait état de combats avec le Hamas. Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), au 17 mai, il ne reste plus que 750 personnes à Rafah, alors que la ville abritait 1,4 million de Palestiniens dont la grande majorité ont fui après l'offensive terrestre israélienne lancée le 7 mai. Dans ce petit territoire où s'entassent quelque 2,4 millions de Palestiniens, «plus d'un million de personnes se déplacent constamment» dans l'espoir de trouver un lieu sûr alors qu'»aucun lieu n'y est sûr», a déclaré le Dr Thanos Gargavanis, responsable des urgences à l'OMS.
L'agression barbare contre Ghaza depuis le 7 octobre a fait jusqu'à présent 37.431 martyrs, majoritairement des civils dont de nombreux enfants et des femmes, selon des données du ministère de la Santé. De son côté, le gouvernement du Qatar a assuré vendredi qu'il poursuivait ses efforts de médiation entre Israël et le Hamas. Malgré le désastre humanitaire dans le territoire palestinien menacé de famine selon l'ONU, l'aide internationale a du mal à arriver, alerte l'OMS.Une pause quotidienne annoncée par Israël sur une route du sud, et présentée comme un moyen de faciliter l'entrée de l'aide vers Ghaza n'a eu «aucun impact», a dit l'OMS. L'entrée de l'aide «a été minime» et la récupérer est dangereux. Le secrétaire d'Etat Antony Blinken, qui a rencontré à Washington des responsables israéliens jeudi, a aussi souligné «l'importance d'éviter une nouvelle escalade au Liban», pays où le Hezbollah a ouvert le front en soutien au Hamas, son allié, le 8 octobre. Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a averti qu'»aucun lieu» en Israël ne serait épargné par les missiles de son mouvement après que l'armée sioniste a annoncé que «des plans opérationnels pour une offensive au Liban» avaient été «validés». Vendredi, le Hezbollah a dit avoir lancé des drones explosifs sur une position militaire à la frontière nord d'Israël et mené des attaques aux roquettes et drone contre d'autres cibles militaires frontalières. Au Liban, des médias ont fait état de frappes et de bombardements sionistes contre plusieurs localités du sud du Liban.

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