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Syrie

Discussions entre les parties syriennes sur la Constitution

Le coprésident représentant le gouvernement syrien Ahmad Kuzbari et celui de l'opposition Hadi al-Bahra, se sont rencontrés dimanche à Genève (Suisse) sous l'égide de l'émissaire onusien pour la Syrie, Geir Pedersen. Pour la première fois, les deux co-présidents, celui nommé par le gouvernement et celui nommé par l'opposition, se sont retrouvés avec moi pour une discussion substantielle et franche sur la manière dont nous devons procéder pour la réforme constitutionnelle», a expliqué M. Pedersen au cours d'un très bref point de presse. Ahmad Kuzbari est le co-président nommé par Damas, et Hadi al-Bahra représente l'opposition. Les discussions sur la constitution vont reprendre entre les parties syriennes sous l'égide de l'ONU à partir de lundi et devraient durer toute la semaine. Elles se dérouleront en format restreint: 15 membres représentant le pouvoir, 15 l'opposition et 15 la société civile. Ce comité restreint rendra ensuite compte au comité élargi qui compte 150 membres, 50 pour chacune des parties.
Le processus lancé il y a deux ans était totalement enlisé jusque-là et aucun progrès n'a été réalisé dans l'accomplissement de son mandat, avait reconnu M. Pedersen, lors d'une séance d'information du Conseil de sécurité fin septembre. Dimanche, il a souligné que «les deux coprésidents sont désormais d'accord» pour que «l'on commence le processus d'élaboration d'une réforme constitutionnelle en Syrie». Il a ajouté que si le pays connaissait un «calme relatif» depuis mars, il n'en reste pas moins que «des civils sont tués et blessés tous les jours». Il faut donc «faire quelque chose pour changer la situation et comme vous le savez, en plus de cela, nous avons une situation humanitaire et économique extrêmement difficile. Il y a plus de 13 millions de Syriens qui ont besoin d'aide humanitaire et presque 90% d'entre eux vivent sous le seuil de pauvreté», a expliqué M. Pedersen, précisant que si le processus de réforme constitutionnel était important, «il ne suffira pas à résoudre la crise syrienne».

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