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Le «Loco» Abreu s'arrête, avec un record fou de 31 clubs

La diagonale du "Fou", c'est l'Amérique latine traversée de part en part, outre des incursions sur d'autres continents, pour un total ahurissant de 31 clubs, record du monde assermenté Guinness Book: le "Loco" Sebastian Abreu a pris sa retraite sportive, à 44 ans.

"J'ai des sensations bizarres, belles", a dit l'attaquant uruguayen à l'issue de son dernier match bouclant 26 ans de carrière. Il est entré à la 75e minute, alors que son équipe de Sud América perdait déjà 5-0 face à Liverpool, à Montevideo, pour le compte de la 5e journée du tournoi d'ouverture du championnat uruguayen.

Il a arboré un brassard de capitaine portant les dates du 4 juin 1995 et du 11 juin 2021, en référence à ses débuts dans le foot professionnel, avec le club uruguayen de Defensor Racing, et donc son ultime apparition sur un terrain.

"C'est maintenant que je vais réaliser, quand je serai en train de rentrer à la maison", a dit Abreu sur la chaîne ESPN. "Savoir qu'il n'y a plus à programmer le week-end en fonction de l'entraînement du lundi ou en fonction du prochain match. Commencer à regarder en arrière et les moments de mélancolie viendront", a-t-il dit en réponse à une question portant sur le fait de savoir comment il imaginait les prochaines heures.

"Le jour est arrivé, j'arrête", avait déjà annoncé Abreu jeudi à la presse locale, après 26 ans de carrière dans plus d'une dizaine de pays.

"Ce vendredi, +El Loco+ Washington Sebastián Abreu se retire du football professionnel et la IASA (Institución Atlética Sud América) est fière de l'accompagner pour clôturer cette grande histoire. Un MERCI énorme pour lui, au nom de tout le football uruguayen", avait tweeté son 31e et dernier club.

- Idole de Botafogo 

Abreu va arrêter de jouer mais il a déjà prévu de continuer sa carrière d'entraîneur, entamée comme entraîneur-joueur au Salvador, avec Santa Tecla, et en Uruguay, avec Boston River.

Les 31 clubs dont Abreu a porté le maillot, dûment enregistrés par le Guinness Book of Records (il avait battu ce record dès 2018 avec son 26e club), sont pour la plupart sud-américains, à commencer par le Defensor Sporting, le Nacional, le Central Español, Boston River et Sud América, en Uruguay.

Il y a aussi trois clubs argentins - San Lorenzo, River Plate et Rosario Central - et six clubs brésiliens - le Gremio de Porto Alegre, Botafogo (dont il reste une idole), Figueirense, Bangu, Rio Branco et l'Athletic Club - mais aussi deux clubs espagnols, le Deportivo La Corogne et la Real Sociedad.

Les voyages d'Abreu le globe-trotter l'ont aussi conduit au Mexique: il a joué pour les Tecos de Guadalajara, Cruz Azul, América, les Dorados de Sinaola (le club brièvement entraîné par Diego Maradona, et où il a joué avec Pep Guardiola), San Luis, Monterrey et même les Tigres de Monterrey, le nouveau club du Français Florian Thauvin.

Enfin, pour faire bonne mesure et compléter sa culture footballistique, Abreu a défendu les couleurs du Beitar Jérusalem (Israël), de l'Aris Salonique (Grèce), d'Aucas (Equateur), de Sol de América (Paraguay), de Santa Tecla (Salvador), et au Chili de Deportes Puerto Montt, Audax Italiano et Deportes Magallanes.

Cette carrière est d'autant plus exceptionnelle qu'il a parfois fait plusieurs passages dans un même club, notamment cinq au Nacional, son club uruguayen de coeur.

- Panenka contre le Ghana 

Abreu a par ailleurs remporté la Copa América en 2011, en Argentine, avec l'équipe nationale (70 sélections, 26 buts), où il a connu une rude concurrence avec Diego Forlan, Edinson Cavani et Luis Suarez.

Il a aussi participé à l'épopée de la Celeste qui avait atteint les demi-finales de la Coupe du monde 2010, marquant notamment le tir au but vainqueur en quart de finale contre le Ghana (1-1 a.p., 4-2 t.a.b.), d'une panenka. "Par quel adjectif a-t-on qualifié le penalty de Zidane ? Fou ? Non, magique. Et Abreu, non ?", avait-il alors commenté, bravache, pour s'inscrire dans la filiation de Zinédine Zidane et sa panenka réussie en finale du Mondial-2006.

Abreu était coutumier des penalties tirés d'une balle piquée, le genre de geste audacieux qui lui avait vite valu son surnom de "Loco". Dû également à son humour, et ses manies - il a toujours porté son numéro fétiche, le 13, et exige le même numéro pour son siège dans l'avion ou sa chambre d'hôtel. Numéro 13 et 31 clubs. C'est fou.

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