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Clôture à Bejaia du 13eme festival culturel local de la chanson et musique Kabyles

Le rideau est tombé, ce jeudi soir, sur la 13eme édition du festival culturel local de la chanson et musique Kabyles par un concert original, essentiellement animé par les lauréats du concours, organisé en marge de l’événement, et qui a vu la consécration de quatre talents en herbe, dont la prestation a ébloui à plus d’un titre. Taouint walid, Celia Babou, chenniti Arezki et Amelissa Benzaid, qui ont respectivement remporté les premières places durant les auditions consacrées à cet effet, ont été placés ainsi sous les lampions, poussés à rééditer leur prouesse et leur maestria, qui la veille, leur a valu une reconnaissance unanime. Et pour cela, le pari a été tenu. Débarrassés de leur trac, voire de leur stress, ils se sont entièrement lâchés pour donner un spectacle haut en couleur qui a fait oublier leur jeunesse et leur manque d’expérience. L’impression a surtout été forte, au passage de la jeune Amelissa Benzaid, qui malgré son très jeune age, 11 ans, s’est comportée en diva de la scène, rappelant à bien des égards, la prestance de l’inénarrable Nouara, affichant ainsi à l’image de son ainée, une qualité vocale hors pairs et une aisance rare. Pour autant, ses compères ne se sont pas laissés conter et ont fait le show à leur tour, notamment Walid Taouint, qui a interprété sa propre création, taillé dans un style Rock, qui n’est pas sans rappeler l’univers de Ali Amrane, la nouvelle coqueluche des adeptes de la chanson Kabyle. Bien que non affilié à ce registre, Chenniti Arezki, appelé Ghilas, a assumer subtilement ses inclinaisons envers le Chaabi et la chanson traditionnelle, en s’attaquant à Slimane Azem, un monstre de la chanson Kabyle, dont il a rendu une copie qui laisse songeur. En tous cas leur passage a séduit au-delà de toute attente, volant la vedette à des artistes plus aguerris et plus murs, à l’instar de Ghilas Zikiou, Mounia Ait Meddour Meziane Izzourane et Mellissa Sikhi. Aucun n’a démérité. Ils ont été plutôt à la hauteur des attentes, notamment Mellissa Sikhi, étincelante, mais les yeux, assurément, s’étaient rivés sur le millésime de l’année et ses étoiles montantes. Le festival qui a duré quatre jours, a été une franche réussite, selon un avis unanime, avec surtout ses plateaux éclectiques dans les genres et les répertoires, et le mariage qu’il a réussi à faire, en unissant les générations (nouvelles et anciennes), réunis dans un même élan, celui de la célébrat ion de la chanson, de la musique et de la poésie. L’expérience a été humaine et musicale et pour cela, il mérite tous les égards. 

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