L'Expression

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Béjaïa

La RN 12 fermée à Adekar

S’il y a une wilaya qui brille de tous les feux par ces fléaux de protestation, ça ne peut être que celle de Béjaïa.

Hier encore, la Nationale 12 reliant Béjaïa à Tizi Ouzou a fait l'objet de blocage au niveau du centre du chef-lieu de la commune d'Adekar, par les citoyens d'Ath-Malek, relevant de la même commune. Ces derniers revendiquent la poursuite des travaux de réalisation des quelque mètres restants du projet d'alimentation en eau potable. Lequel projet faisait l'objet d'une opposition affichée par un village voisin. Un différend entre villages qui déborde sur la voie publique, pour pénaliser d'autres citoyens qui n'ont aucun lien avec le conflit. Du jamais-vu en Kabylie, une région connue pour les règlements des conflits par Thadjmaâth, la structure traditionnelle des villages. Cette manière de faire démontre à quel point la Kabylie se déleste de ses valeurs ancestrales, pour sombrer dans un
K.-O. total.
Une situation qui s'illustre aussi par les préoccupations qui font débat sur la Toile. La guéguerre entre les supporteurs de la JSK, la statue de Chachenaq et autres considérations qui, a priori, sont entretenues afin de détourner l'attention. Il en est de même pour ce fléau de fermeture des routes sous le nez des citoyens qui n'on rien à voir avec ce problème. Alors cela donne sujet à débat. Soutien par-ci, dénonciation par-là À Béjaïa, rien ne va. Les manifestations, quasi quotidiennes, devant le siège de la wilaya et sur les voies publiques attestent d'un malaise grandissant; il est pratiquement impossible de se déplacer en toute quiétude dans cette wilaya qui subit un sort peu enviable
Partir d'une localité à une autre sauf à faire de longs et périlleux détours. Depuis qu'on ne répond qu'aux revendications exprimées de manière musclée, la ritournelle est alors devenue fréquente. C'est un peu logique, disait, hier, un usager rencontré sur la RN 12: «Puisqu'on ne répond qu'au plus fort», affirmait-il non sans regretter l'absence de l'Etat pour faire appliquer la loi et sanctionner tous les contrevenants. Autant les revendications étaient légitimes, autant la colère des usagers
l'était aussi, lesquels ne comprennent pas pourquoi ils sont seuls à subir ce diktat né d'insuffisances dont ils ne son aucunement responsables. Répondre à cette question, c'est comprendre la tournure que prennent de plus en plus les événements, à Béjaïa. Pourtant, il suffit de peu. Un déplacement des autorités sur les lieux avec la force publique pour, d'abord, écouter les manifestants, mais aussi lever le blocus afin de permettre à tout un chacun de vaquer à ses occupations, puis enquêter sur les dessous de ces conflits sempiternels. Ce ne fut jamais le cas. Les autorités continuent à briller par leur «mutisme». Tout le monde a fini par comprendre. L'aventure continue.

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