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Près d'une année après, la Covid-19 reste imprévisible

La sortie du tunnel est encore loin

Tout peut arriver et faire perdre à l'Algérie un acquis, inestimable par les temps qui courent.

La Covid-19 oblige plusieurs pays au confinement et semble bien décidée à faire toujours la Une de l'actualité en ce début d'année 2021. Un emballement des contaminations dans la quasi-totalité des pays occidentaux, une sérieuse poussée de la pandémie au Mahgreb, des signaux de plus en plus inquiétants dans d'autres pays africains, amènent à craindre une troisième vague d'une ampleur bien plus meurtrière que les deux précédentes. Avec les derniers développements de la maladie à l'échelle de la planète, l'Algérie fait figure d'un îlot de sérénité dans un océan déchaîné. Et c'est justement cette image qui fait peur aux scientifiques nationaux, en ce sens que le statut de «pays épargné», dont bénéficie l'Algérie, n'est pas du tout définitif, bien au contraire.
Le faible nombre de contaminations et de décès qu'enregistre le pays au quotidien préserve, certes, la société de cette maladie mortelle, mais les Algériens demeurent toujours dans la «zone rouge», comme le reste de l'humanité. La parfaite gestion, jusqu'alors, de la pandémie par les autorités du pays a fait gagner plusieurs mois sur la maladie, mais le chemin à parcourir est encore long. Il faut savoir, à ce propos, que la période de vaccination est appelée à durer près d'un an. Dans l'intervalle, personne ne peut prédire l'évolution de la pandémie. D'autres variants peuvent apparaître et l'Algérie n'est pas exempte de ce phénomène naturel. Une grande vigilance est recommandée à tous les niveaux. Le moment des bilans n'a pas encore sonné. Il est clair qu'il faut maintenir le dispositif anti-Covid-19, le renforcer dans le cas d'un emballement des contaminations qu'il faut surveiller comme le lait sur le feu.
La communauté scientifique nationale qui, jusque-là, a joué un rôle éminemment positif dans la conscientisation de la population est toujours sur le «front». Les nombreuses interventions des professeurs en médecine apportent à la société le nécessaire d'informations qui a pu permettre aux Algériens de construire leur «conviction sanitaire». Ces mêmes Algériens, conscients des dangers, ont accordé leur confiance aux autorités qui, il faut bien l'admettre, ne l'ont pas trompée. Cette symbiose idéale en situation de crise, comme celle que traverse le pays, a permis une gestion sereine de la pandémie, de sorte que l'on soit dans une situation de contrôle de la maladie, avec en prime une reprise des activités commerciales et économiques. Il faut dire que très peu de pays peuvent se prévaloir du consensus obtenu en Algérie. Il reste, cependant, que ces acquis demeurent très fragiles, en ce sens que pas mal de facteurs aujourd'hui inconnus, peuvent remettre en cause la belle «unanimité algérienne contre le coronavirus». La situation peut donc basculer en quelques jours. Un nouveau variant, un cluster découvert trop tard, une négligence due à l'excès de confiance... Bref, tout peut arriver et faire perdre à l'Algérie un acquis, inestimable par les temps qui courent. Pareil scénario a été observé dans d'autres pays à l'image de l'Allemagne qui, d'un contrôle quasi parfait, le pays s'est retrouvé dans une situation plus que compliquée, en raison d'une série de mésententes entre l'autorité politique et une partie de la société réfractaire aux mesures de lutte contre la pandémie.
Cela pour dire qu'avec le coronavirus rien n'est définitivement acquis. Il ne faut jamais crier victoire et encore moins «s'oublier». Le conseil est destiné tant aux citoyens qu'au gouvernement. La sortie du tunnel est encore loin.

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