L'Expression

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Nos élus mouillent-ils le maillot?

La session parlementaire 2021/ 2022 touche à sa fin. Cela se voit à l'hémicycle clairsemé lors des séances plénières. On aurait trouvé quelques circonstances atténuantes aux députés, n'était-ce l'urgence de la situation sociale et économique, censée recommander une présence accrue des acteurs du pouvoir législatif. Deux grandes lois au moins, sont dans le Pipe et visiblement très peu de parlementaires sont au rendez-vous. Pour une histoire de quorum non atteint, c'est une partie de la dynamique actuelle qui en prend un sacré coup. Et pour cause, derrière chaque loi, il y a des milliers de citoyens, d'opérateurs économiques ou d'entreprises, impatients de passer à l'action. Mais à voir l'image que dégage ces derniers jours le temple du pouvoir législatif, on a du mal avec le terme «pouvoir» pour qualifier la mollesse d'une APN en pré-congé annuel. Retenons donc qu'après un peu plus d'une année d'exercice, l'on recense certes la fameuse commission d'enquête sur la spéculation. Mais, depuis, force est de constater que ça ronronne au boulevard Zighout Youcef. Ainsi, au lieu d'y voir le déclic d'une nouvelle dynamique politique, c'est une impression de déjà- vu qui règne au sein de l'Assemblée populaire nationale, excepté la fameuse commission. Les députés, visiblement occupés par le casse-tête de l'avant-Aïd, à l'instar de tous les citoyens, vaquent à leurs occupations domestiques au lieu de pointer à l'APN. Soyons clairs et reconnaissons que les préoccupations des parlementaires ne semblent pas cadrer avec l'urgence du moment. Le Président a décrété l'année 2022, comme celle de l'économie, mais les représentants du peuple semblent n'avoir pas la patience nécessaire pour débattre et voter des lois jusqu'au dernier jour de la session parlementaire. Le propos n'est pas d'accuser toute la représentation parlementaire de légèreté dans sa manière d'aborder sa mission. Ce que les Algériens observent, ces derniers jours, au Parlement ne relève nécessairement pas du désintérêt. Mais il est clair qu'il se dégage une image assez peu sérieuse. Les Algériens qui suivent l'évolution des institutions élues de leur pays voudraient se tranquilliser quant à leur bonne marche. Même ceux qui ont boycotté les dernières élections législatives s'intéressent à la cuisine politique. À voir cette fin de saison, pour le moins, rocambolesque, on voit mal les Algériens accorder un intérêt particulier à une session parlementaire qui se résumera à quelques questions au gouvernement, histoire de meubler le temps aux députés et aussi pour justifier de gros salaires. 

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